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lundi, 7 septembre 2009
Tchekhov
Les jours qui diminuent permettent de nous réjouir d'être plongés dans le noir d'une salle de spectacle. Alors voilà, dans le désordre, l'auteur russe sera sur toutes les planches romandes !
DE L'AMOUR à Kléber-Méleau, du 6 au 29 novembre, mise en scène : Philippe Mentha
LES TROIS SOEURS à Saint-Gervais, du 15 au 19 décembre, mise en scène : Youri Pogrebnitchko (en russe, sur-titré en fr.)
CE FOU DE PLATONOV au Théâtre de Carouge, du 15 janvier au 7 février, mise en scène : Valentin Rossier
LA MOUETTE au Poche /Théâtre en Cavale, du 26 octobre au 15 novembre, mise en scène : Françoise Courvoisier
Joli répertoire pour qui aime le dramaturge aux mille nouvelles... Pour ceux que ces titres réjouissent, un livre est à lire de toute urgence :
REGARDEZ LA NEIGE QUI TOMBE, Impressions de Tchékhov écrit par Roger Grenier. Ce n'est pas un livre de plus sur Tchékhov, ni une analyse littéraire. L'auteur, lui même écrivain, a reçu le Prix Novembre ("l'anti-Goncourt") pour ce titre-là. Les épisodes mouvementés, les voyages, les qualités et les défauts s'enchevêtrent. On note en cours de lecture les oeuvres à lire, on se replonge dans ce tournant du siècle, à la fois si proche et si lointain. Et l'auteur termine par une pirouette qui titille notre curiosité... A-t-elle existé réellement cette photo où Tchékhov serait en train de rire ???
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lundi, 7 avril 2008
Festen (2)
Pas de bâtonnier au Poche pour donner les "trois coups", mais l'accueil chaleureux de Christian Denisard, metteur en scène. Instructions, prénoms et emplacements : j'écoute d'une oreille distraite. Les coulisses d'un théâtre que l'on fréquente depuis bientôt trente ans prennent vite des allures de Caverne d'Ali Baba pour la mémoire ! C'est donc là que les comédiens se préparent, se concentrent, attendent leur tout d'entrer en scène... Je stoppe le flot de souvenirs pour me concentrer. Je serai Kirsten, mariée à Preben le temps d'un soir. Je serai assise à droite d'Helmut, le maître de cérémonie... Pour l'heure, ce n'est pas encore Helmut mais bien Pascal Schopfer. Nerveux. Stressé. Impatient d'entrer sur scène sur laquelle se déroule déjà les premiers échanges. Regards de complicité avec "Marie" : nous sommes prêtes !
Ensuite, tout va (très ? trop ?) vite. L'escalier dans le noir, où seules les voix nous parviennent. Celle de Cassagne facilement reconnaissable. L'arrivée. L'attente. Puis enfin assis à table. Plus rien ne transparaît de la nervosité d'"Helmut". Je suis la conversation qu'il engage avec Michaël. On me sert du vin. Je me surprends à vider mon verre à la première intervention de Christian. - Besoin d'atténuer la réalité qui se joue devant moi par l'alcool ? - Mais sur scène, le vin n'oeuvre pas ! Je reste donc lucide pour chacune des révélations. Sans doute que l'émotion atteint son comble lorsque l'enfant entame sa chanson. L'innocence mêlée au pire, celui qui vient d'être révélé aux invités. Mal à l'aise et émue. Très émue. Et mon verre est vide !
Reste le souvenir de l'éclat de la nappe blanche, qui sera maculée de rouge, l'oubli complet du noir tout autour (les spectateurs) et plus que jamais le talent des comédiens.
J'ai assisté de près, de très près, à leur métamorphose : la colère et le souffle court et rageux de Michaël, les larmes d'Hélène, puis celles de Christian. Les voix qui se brisent dans mon oreille, puis les cris...
Ces moments resteront uniques pour moi. Et pour toute la troupe. Sans doute est-ce là la magie d'une représentation. Le vivant, le sans-cesse recommencer, l'éphémère entre les mots (j'aime aller voir plusieurs fois une même pièce... variations dans le rythme, espaces différents...). Unique. Et je rajoute ici ce que j'ai lu dans les coulisses l'autre soir, petit billet accroché sous l'horloge qui indiquait 8h30 : "Tout devient possible"... A chaque représentation !
Bravo à eux !!!
samedi, 5 avril 2008
Festen (1)

Le Poche nous réserve plein de surprises. Les affiches de la fin de l'été... Célébration, L'enfant éternel, et aujourd'hui Festen ! Dans quelques heures, je serai à table pour la fête de famille ! En écoutant Christian Denisart, je me rassure : il n'attend rien des quatre spectateurs mêlés le temps d'un soir aux comédiens. Epurée la mise en scène va mêler improvisations avec des comédiens de la troupe des Voyages extraordinaires, et d'Avrac et d'autres comme le père joué par Michel Cassagne et dont je me réjouis de voir jouer de près !
Pour revenir à cette expérience, "on va être lâcher" après avoir reçu une indication de place à table, un prénom... C'est l'anniversaire du patriarche et la soirée va déraper très vite... et je serai là ! Des scènes du film de Thomas Vinterberg, réalisateur de Dogme 95 avec Lars von Trier me reviennent en tête, et je me demande comment vais-je réagir, sachant que le regard des spectateurs planqués dans le noir sera fixé sur nous, attablés dans la lumière...
Pour revenir à cette expérience, "on va être lâcher" après avoir reçu une indication de place à table, un prénom... C'est l'anniversaire du patriarche et la soirée va déraper très vite... et je serai là ! Des scènes du film de Thomas Vinterberg, réalisateur de Dogme 95 avec Lars von Trier me reviennent en tête, et je me demande comment vais-je réagir, sachant que le regard des spectateurs planqués dans le noir sera fixé sur nous, attablés dans la lumière...
samedi, 1 septembre 2007
Tour à tour...
Il faut être sacrément bigleux pour ne pas les avoir remarquées ! Je veux parler des affiches en trapèze du Théâtre de Poche pour annoncer sa prochaine saison. Localisées au centre ville, à l'entrée de Carouge, sur les quais ou les grandes avenues... des endroits-clés, elles nous font signe depuis le début de l'été. Le mois de septembre commence et c'est synonyme de début de saison théâtrale...
Avec ces quelques images prises au gré de mes itinéraires, je me souviens de la réplique célèbre de Benoît Poelvoorde dans "C'est arrivé près de chez vous" :
Tour à tour finaud,
Tour à tour polisson,
Tour à tour gangster,
Mais tour à tour généreux,
Quelque soit le montant que tu me demanderas,
Rémi... toujours, je dis bien toujours,
Benoît y pourvoira.
que je pourrais adopter ici en :
Tour à tour mystique,
Tour à tour cachotier,
Tour à tour royal,
Tour à tour casanier,
Tour à tour aérien,
Tout l'art du comédien !
Avec sa prochaine mise en scène, Valentin Rossier nous emmène dans l'univers Pinter.
Célébration est la pièce la plus récente du dramaturge anglais, créée à Londres en mars 2000. En Suisse romande, elle sera à l'affiche du Poche dès le 10 septembre dans le cadre du Festival de la Bâtie qui a commencé hier. Le Théâtre du bord de l'eau accueillera pour sa part la troupe genevoise dès le 23 octobre prochain.
Quant à moi, je vous donne rendez-vous le 15 septembre, après avoir vu le spectacle !
Avec ces quelques images prises au gré de mes itinéraires, je me souviens de la réplique célèbre de Benoît Poelvoorde dans "C'est arrivé près de chez vous" :
Tour à tour finaud,
Tour à tour polisson,
Tour à tour gangster,
Mais tour à tour généreux,
Quelque soit le montant que tu me demanderas,
Rémi... toujours, je dis bien toujours,
Benoît y pourvoira.
que je pourrais adopter ici en :
Tout l'art du comédien !
Avec sa prochaine mise en scène, Valentin Rossier nous emmène dans l'univers Pinter.
Célébration est la pièce la plus récente du dramaturge anglais, créée à Londres en mars 2000. En Suisse romande, elle sera à l'affiche du Poche dès le 10 septembre dans le cadre du Festival de la Bâtie qui a commencé hier. Le Théâtre du bord de l'eau accueillera pour sa part la troupe genevoise dès le 23 octobre prochain.
Quant à moi, je vous donne rendez-vous le 15 septembre, après avoir vu le spectacle !
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