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lundi, 13 décembre 2010

Gardons les yeux ouverts



Ne pas baisser les yeux, observer ce qui nous entoure...
Zabou Breitman nous donne à voir le spectacle de la rue, à travers les yeux de Lou, une jeune ado de treize ans... Avant sa recontre avec No, une sans abri de dix-huit ans, elle se rend le soir, là où les gens ne font en principe que passer - les gares - pour garder ses yeux grand ouvert sur ceux qui ne partent plus, dont les trains n'arrivent pas en gare, ceux qui restent sur les quais, dans le froid... le monde de la rue et sa précarité ! Zabou Breitman, à travers sa sensibilité, comme elle nous avait restitué sur scène le documentaire de Depardon (Les gens) incite à ce que nous gardions les yeux ouverts sur notre quotidien !


No et Lou


Julie-Marie Parmentier (incroyable) et Nina Rodriguez

dimanche, 9 mai 2010

L'homme de aa vie

L'homme de sa vie... c'est aussi le titre d'un film !

Zabon Breitman nous raconte un été. Une bribe d'été. Des instants. Autant de perles. Des plans photos qui parlent mieux que les mots. Des êtres qui vibrent...

Hugo (interprêté magnifiquement par Charles Berling) a quelques paroles d'or dont celles-ci:

C'est ça que je trouve beau dans la magie. Ce qui est important ne se passe pas au moment où tu crois mais ça ne se passe pas non plus là où tu regardes !

Silence. Et en magicien, il meuble sa maison de mots, autour de lettres mobiles "R" et "V" : rêve, révolte, rivière, ...

Et laisse une question sans réponse : Et toi quand t'étais petit, c'était quoi ton rêve ?

mercredi, 27 janvier 2010

Plus là pour personne



Images bleu nuit. Léchées.
Splendides. Je n'en sais rien encore.
Croisée de destinées.

A découvrir dès aujourd'hui sur les écrans de Suisse romande. Caroline Gasser et Felipe Castro sont de la partie. Après Fragile, Felipe Castro a l'art de participer à un film dont le titre ne peut que m'attirer dans la salle...

lundi, 11 janvier 2010

Baba's song



Voyage au Malawi avec Baba's song, le film de Wolfgang Panzer. Fil rouge : la musique !* A voir... et entendre !

* artistes locaux : Ben Michael Mankhamba, Colin Ali, Mildred Ligoya, Gift Msonekela, Elia Thomas, Sila Bakali

lundi, 30 novembre 2009

ça te dirait d'aller faire un tour ?




Décembre et ses réjouissances commencent demain ! La première agendée c'est mercredi : Bazar de Patricia Plattner sort sur les écrans romands !

Chic et chic !

dimanche, 29 novembre 2009

L'acuité d'Antonio

Si parler du film c'est ici, le livre d'Eric Holder raconte une histoire autre... L'appréhension est toujours grande de commencer la lecture d'un livre dont on a déjà vu une adaptation cinématographique.* Avec Mademoiselle Chambon, c'est avant tout le personnage d'Antonio (Alain dans le film) que l'on retrouve le plus fidèlement au fil des pages. Devenu de plus en plus solitaire, Antonio redouble d'attention, regarde le ciel, comme si Véronique Chambon le regardait elle-aussi au même instant. Ce sont de très belles pages.

Un nouveau sentiment, en revanche, s'installait en lui, celui de porter davantage d'attention à ce qui l'entourait. Non point à Anne-Marie, donc, ni même à ce qu'il faisait, mais au monde proche, à la couleur du ciel, à une certaine lumière passant à travers un rideau d'arbres, à la paix qui émanait d'un crépuscule. Il lui semblait jusqu'à présent avoir été atteint d'une sorte de myopie, comme si sa vue s'était bornée à deux pas de lui et que le reste fût confondu dans le flou. Un espoir naissait dans cet oeil recouvré, il aurait été en peine d'expliquer cela. [...]
Cette acuité étrange atteignait son apogée lorsqu'il se rendait "aux blés"... Il se tenait à croupetons au bord de cet océan de vert dont les dernières vagues léchaient le commencement du bourg. le donjon de la Chaussée de Mécringes, à main gauche, une longue haie de peupliers ajoutaient à la vision, il attendait que ça monte en lui, quelque chose de plus poignant que tout ce qu'il avait connu.**
Il émeut cet Antonio pris de l'envie de voir et de l'envie d'écrire !

* le contraire arrive plus rarement, car on préserve le livre qu'on a aimé en ignorant l'adaptation sur grand écrand qu'on pourrait en faire...

** Eric Holder, Mademoiselle Chambon, Flammarion 1996, pp.101-102

jeudi, 12 novembre 2009

L'effet "maçon"



Coup sur coup, les maçons du cinéma français, cet automne, font tourner la tête des jolies filles (Kristin Scott Thomas et Sandrine Kiberlain). Ayant vu Mademoiselle Chambon récemment, et faisant bêtement un parallèle, je pensais que ce dernier me toucherait moins que Partir. Tout faux. Au caractère extériorisé de Sergi Lopez, Jean (excellent Vincent Lindon) est tout dans la retenue face aux sentiments qui le ravagent. On éprouve comme lui du mal à respirer, on aimerait du fond de notre fauteuil alléger ses soupirs... - et on se souvient aussi des situations vécues, du "tomber amoureux" toujours et chaque fois difficile à vivre-. Le réalisateur, par quelques plans, laisse naître le sentiment amoureux. Il donne du poids au silence, contrastant avec la musique d'Elgar (Salut d'Amour). La justesse accompagne chaque scène, pas seulement celles réunissant le couple d'amants (en classe, en famille ou les instants que Jean accorde à son père) !

Une seule chose à faire, pour prolonger le moment délicat : lire le roman qui a permit à Stéphane Brizé de réaliser son film...

mardi, 29 septembre 2009

Un homme qui regarde les femmes passer



Matin et soir, en franchissant la porte du grand hall, l'oeillade de Truffaut décroche mes sourires... L'homme qui aimait les femmes, son réalisateur me salue du regard... et regarde toutes les femmes qui passent : les pressées, les enjouées, les affamées, les dilettantes ! Toutes ! Et la voix ténébreuse de Charles Denner se mêle alors aux bruits de la rue.

Ce soir, j'ai râté Jules et Jim, mais la rétrospective du réalisateur François Truffaut continue, alors à vos programmes !

mercredi, 1 juillet 2009

Ciné sous les étoiles



Le cinéma en été se décline
en Rive droite ou Rive gauche... Si l'hiver, cette dernière à ma préférence pour les salles du Scala, l'été la Rive droite est sans hésiter ma préférence !

Le programme, c'est ici! Et c'est à eux qu'on doit cette belle initiative !

Bonnes séances à tous...
Les échos au retour ? Dès le 4 août, pour le Poisson-Chat en vacances !

jeudi, 21 mai 2009

Qu'arrive-t-il quand....

Qu'arrive-t-il quand deux femmes talentueuses se rencontrent ? Des émotions fortes et un film où l'on passe du rôle de spectateur à celui de confident...

"Dis, que devient-il de nous deux ?" [réplique de Mathilde]

"On a droit à l'erreur, non ?" [constat de Pierre]

Vous les avez reconnu ? En ressortant de la séance, on oublie ses réticences dans les films-adaptations de romans. Anna Gavalda avait certifié il y a un an que jamais plus elle ne donnerait ses droits pour une adaptation quelconque au cinéma. Seulement voilà, le travail de Zabou Breitman n'a rien d'ordinaire (voir ici) et le film est là pour le plus grand plaisir du spectateur !

Vous allez adorer "Je l'aimais".


mardi, 3 mars 2009

Rétrospective Alain Tanner



Si j'avais devant les yeux les affiches des films d'Alain Tanner, ces seules images pourraient restituer les impressions qu'ont laissé chacun de ces films.

Le premier dont je me souviens, c'est Messidor, vu au cinéma de la Rue de Carouge à sa sortie en 1978. Il en reste un petit goût de liberté : au lieu des cours au C.O. une après-midi de printemps, direction le cinéma. L'aventure de Jeanne et Marie, elle aussi, reste en mémoire. La sortie de Lausanne en stop, sur la route suisse...

Les images des Années lumière, Dans la ville blanche, de Requiem, Fourbi ou Jonas font d'Alain Tanner un proche qui nous a accompagné à la découverte de lieux et de personnages. Les autres films plus anciens ont été vu après coup...

Après la France, la Cinémathèque suisse de Lausanne lui consacre deux mois de rétrospective. L'occasion est trop belle de retrouver les émotions d'hier.
Pour ceux qui n'iront pas, un bel hommage est rendu à Tanner par Pierre Maillard dans son film "Alain Tanner, pas comme ci, comme ça", tourné en 2007. Comme une rencontre avec le réalisateur genevois !*



* et dont je cite de mémoire selon Tanner : "La beauté est là comme seule résistance au monde tel qu'il se présente à nous aujourd'hui".
A méditer...

lundi, 2 février 2009

Une séance dominicale aux Scala



Similitude entre dehors et les premières images du film. Les gris de la Rade se fondent aux images noir-blanc du film de Lionel Baier : Un autre homme. Familiarité avec les lieux : Vallée de Joux et Lausanne. Proximité : on retrouve sur le grand écran deux comédiennes vues cet automne sur les planches du Poche et de Vidy. Entre elles, le va-et-vient de François Robin (on a envie de dire le pauvre François, dans son attitude passive et masochiste...). N'empêche, pas trop à plaindre quand même, il devient un imposteur "écrivant" des articles qui ne sont pas de lui. Son chemin croise celui de Rosa Rouge, belle manipulatrice joué magnifiquement par Natacha Koutchoumov (rôle qui par son arrogance m'a fait penser à celui de Karin Viard dans Les ambitieux). Des clins d'oeil qui me parlent : Le Voir-dit de Guillaume de Machaut, Renard de Stravinski, "la" critique, le désir...
Pourtant au final, est-ce dû aux quelques longueurs, on reste juste témoins, sans être vraiment touchés par le destin des personnages. Suspense pourtant : qui de l'imposteur ou de la manipulatrice sortira gagnant ? Restent les images de Lausanne la nuit, aux allures de ville sérénissime...

Ceci pour le film principal. Le plaisir suprême, c'est l'occasion de revoir Au café romand en début de séance. L'atmosphère se savoure à chaque plan ou comment avec humour on découvre les angoisses de Grégoire (alias Matthias Urban à qui on doit le scénario de ce court-métrage très maîtrisé). Et, cette aventure tourne mal...*


Matthias Urban, le scénariste, alias Grégoire

* J'avertis toutefois les fan de Kucholl que son apparition est fort brève...

vendredi, 16 janvier 2009

Demandez le programme !

Mon agenda et moi, toute une histoire, parfois conflictuelle, le plus souvent harmonieuse. Aujourd'hui 15 janvier, la bonne résolution de l'agenda rempli juste ce qu'il faut semble loin. Deux petites semaines et voilà l'agenda qui grimace laissant peu de place à l'improvisation à laquelle j'aspire !

Au menu des réjouissances, dans le désordre, théâtre de Nathalie Sarraute samedi soir, danse contemporaine sur Pièce de coeur de Heiner Müller mardi, Le répétiteur pour débuter la semaine, Kaïros qui m'interpelle pour le jeudi et demandera qu'on s'y arrête, qu'on y revienne, un cadavre-exquis musical sur le thème de Frankenstein pour le 23 !
Samedi... oui, on peut lire "9h saisir le temps"... Temps de la pause et de l'écoute, vaste programme qui se fera au rythme de la Passion selon St-Matthieu...

Donc le film de Lionel Baier Un autre homme se glissera ici ou là... ou attendra la semaine suivante !


samedi, 10 janvier 2009

Hasta siempre

A l'heure où la presse nous révèle le sobre 50e anniversaire de la révolution cubaine, sur les écrans sort la première partie du "Che : l'Argentin" de Steven Soderbergh avec Benicio del Toro. Cette première partie nous raconte les quatre années avant la révolution cubaine, soit la rencontre du Che avec Fidel Castro, leur départ du Mexique pour Cuba, l'organisation de la guerilla contre l'armée de Batista au pouvoir, enfin le long cheminement de la guerilla de Las Villas à Santa Clara. La première partie s'achève là, au lendemain de la révolution. Peu d'éléments sur le Che à proprement parlé alors que le film est présenté comme une biographie. Le film perd en rythme avec des longueurs dans l'avancée des troupes dans les montagnes de la Sierra Maestra...

Mais, en attendant tout de même la partie 2 : "Che : Guerilla" : Hasta siempre, comandante... !


samedi, 13 septembre 2008

Ecoutons la pluie

La salle est dans le noir, on a les pieds mouillés. On est venu pour le dernier Mike Leigh dont voici un bon moment : la leçon de flamenco !



Au final : déception. Happy go lucky passe à côté de ce qu'il aurait pu être : mis bout à bout, les saynètes se suivent, sans raison, juste accolées les unes aux autres et l'ennui faillit presque de s'installer.

Au final, on ressort du cinéma en constatant que nos pieds sont secs (enfin!) et qu'on se réjouit de deux sorties de films.

Le premier extrait commence par un gros plan sur le visage d'Eric Caravaca qui pose la question "Je vous plais ?"... C'est la première bonne surprise (aïe j'ai reçu un coup de coude entendu de mon voisin après la réplique). L"Adrien" de La chambre des officiers sera de retour sur les écrans romands en octobre dans Cliente de Balasko.

Le deuxième semble déjà, par quelques répliques bien balancées par Jean-Pierre Bacri, être un morceau d'anthologie, comme les films précédents d'Agnès Jaoui dont on raffole. Le titre de cette deuxième surprise est facile à retenir : Ecoutons la pluie !(sortie mercredi 17)

vendredi, 30 mai 2008

Du coq à l'âme...

Matin, message en forme de coq à l'âne...
Après Brecht l'autre jour, je rebondis sur Kurt Weill et une chanteuse, vue il y a bien quelque saison au Victoria Hall... et le chemin continue, car Youkali chanté ici, c'est aussi Fragile!

lundi, 28 avril 2008

Shine a light



Dans la pénombre de la salle, en voyant les spectateurs arriver, je me dis que je dois être la seule à ne pas les avoir vu en vrai, les Rolling Stones... La demi-heure de retard dans la projection est peut-être voulue, et la tension monte comme si on était vraiment au Beacon Theater de New York !
Le réalisateur Martin Scorsese stresse. A quelques heures du concert, il n'a toujours pas la fameuse setlist afin de pouvoir organiser le ballet de ses 17 caméras... Aucune importance, l'humour l'emporte et les moyens sont là pour que le réalisateur réalise son rêve !
Il arrive à nous donner la sensation d'y être. Rien n'échappent aux caméras : chaque clin d'oeil a pu être filmer (de même pour le regard génial de Buddy Guy le temps d'une chanson).

Le spectateur réalise le pur plaisir qu'ont (encore) les Stones à jouer ensemble, et "oh surprise", le génial Keith Richards au cours du film vole la vedette à Jagger ! On en redemande !
Le concert est entrecoupé par des extraits d'archives bien choisis des années soixante ! Et cela tient du mythe tout simplement.


dimanche, 24 février 2008

Pulsations de ville, pulsations de vie


La Maison de productions Ce qui me meut produit le dernier film de Cédric Klapisch PARIS. Tel est le nom du film... La caméra zoome avant pour découvrir le dos courbé de Romain Duris, regardant la rue, les voisins d'en-face, la ville. Ne sachant pas si sa maladie de coeur le condamne, son regard s'affûte sur la vie qui l'entoure.
Les boulevards, le fleuve, le flux de personnages, ceux qui vont s'arrêter, se croiser, vivent au rythme des pulsations de la ville.
La force de la relation de frère et soeur (Duris / Binoche) est au coeur du film. Chacun va aider l'autre. Entre frères (Cluzet /Luchini), les répliques sont déjà au titre de morceaux d'anthologie. Gravitent parmi eux une boulangère raciste (Karine Viard irréprochable), un marchand de mandarines au coeur tendre (Albert Dupontel), une étudiante séduisante (Mélanie Laurent).
Filmer des destins de ceux qui ne sont pas des héros, mais des êtres que chacun rencontre tous les jours, c'est ce qui m'émeut. Et, si c'est le pari du réalisateur, il part gagnant...

mardi, 8 janvier 2008

Into the wild



Alors que mes dernières lectures ont eu pour thème le voyage (entre autres l'excellente Théorie du voyage : poétique de la géographie par Michel Onfray), Into the wild, titre du dernier film de Sean Penn, sort demain sur les écrans.
Le réalisateur s'est basé sur une histoire vraie après lecture du récit du journaliste Jon Krakauer. Le livre relante un fait divers du début des années nonante. Traversée de l'Amérique de part en part jusqu'en Alaska. Coup de foudre du réalisateur pour le livre et vraie nécessité de le porter à l'écran. D'éprouver la nature.
Réjouissance donc pour les cinéphiles avides d'aventures...


Emile Hirsch dans le rôle de Chris


lundi, 12 novembre 2007

Volver

C'est devenu le soleil de novembre, les rendez-vous avec le Festival Filmar en America Latina. Cette année, pour la 9e édition, Cuba est à l'honneur. Et pour les amateurs de musique, un documentaire sur "Carlos Gardel, el mago"est à l'affiche* ! Le film est réalisé par un Uraguayen Martin Borteiro - dans le film Gardel est donc aussi Uruguayen (d'autres lui revendiquent des origines toulousaines...). Qu'importe, sa voix reste liée intrinsèquement au tango. Quelques notes remplies de nostalgie et qui évoqueront pour certains un passage rempli d'émotions où Raimunda (Penélope Cruz) chante dans le film éponyme d'Almodovar !



* à l'affiche du Bio samedi 10 et dimanche 11 novembre prochain