lundi, 20 août 2007

Course autour du phare


Et là, notre phare des Pâquis a beau faire, il est battu dans l'élégance..."
Après avoir passé une partie de mon vendredi et samedi dans l'eau au pied du phare... je rectifie mon propos : notre phare est magnifique ! Et il a l'éclat et l'élégance des cygnes non loin...
"Notre phare"... et cette appartenance marque mon attachement au lieu mais pas seulement... !!!
La photo ci-dessus est sortie de mes archives familiales. L'homme en tablier, mains sur les hanches, fier de poser devant le phare, c'est mon arrière-grand-père ! Son père, dans les dernières décennies du XIXe siècle travaillait au port des Pâquis, son cabanon sur le quai, il vérifiait les marchandises qui entraient au port, employé à l'octroi. A l'époque, le phare fonctionnait à gaz et il en avait la charge. Il devait, été comme hiver, parcourir la digue pour aller l'allumer.
Ce n'est donc pas une légende si vous entendez parler d'un gardien de phare à Genève !

Pour ceux qui ne verraient pas encore très bien comment se présente celui qui signale, sur la rive droite, le début de la rade, comme chaque année, les Bains des Pâquis organisent une course autour du phare dimanche prochain, la 10e édition ! Une occasion d'en faire le tour, et de le voir sous tous les angles : un tour de carrousel naturel etgratuit ! Venez nombreux !

mercredi, 15 août 2007

BA-CY-ROUGE



A l'heure où la lumière décline, le ciel se charge d'une atmosphère particulière: "entre chien et loup" pour certains, ou pour les intimes "l'heure des bougies"...
Lundi soir, cette heure où le jour et la nuit se rencontrent fut vécue sur le lac, lors d'une croisière sur le Savoie. L'arrêt à Yvoire me permit d'admirer cette vieille lanterne à l'entrée du port. Rouge la lanterne. Rouge et vert les phares pour permettre aux navigateurs et marins d'eau douce de s'orienter. Babord-Rouge-Cylindrique d'un côté (Ba-cy-rouge), Tribord-Vert-Conique (Tri-co-vert) de l'autre ; ce petit jeu mnémothénique m'emmène jusque sur les côtes bretonnes, un jour d'été, lors d'une sortie jusqu'au pied du phare des Heaux-de-Bréhat... et du récit passionné, ce matin-là, d'un amoureux des phares ! Et là, notre phare des Pâquis a beau faire, il est battu dans l'élégance...

lundi, 13 août 2007

Raul Paz en la Habana

Dans toutes les festivités de ces dernières heures, je reviens sur les premières heures du week end passé. La scène Ella Fitzgerald accueillait le chanteur cubain Raul Paz.

Si ses chansons m'étaient familières c'était une première "live"... Comblée par sa présence chaleureuse et généreuse. Le public présent conquis...Alors, pour les absents de vendredi et les aficionados voici "Mama" tiré du CD "Revolucíon"! Appréciez !!! - ça peut être aussi une excellente leçon d'espagnol ... -

dimanche, 12 août 2007

Festif, estival...







Festif, estival, festival, felicidad...
il fait bon vivre à Genève, ...
et le week end prend des vrais airs de vacances !


jeudi, 9 août 2007

Ephémère

Souvenir d'un bouquet tendrement offert alors que l'on parcourait le Marché de Rive un samedi d'été. En voyant cette photo aujourd'hui, après avoir subi le froid toute la journée, je dirais presque que cette matinée faisait partie de la saison passée. Un vague souvenir !
Ces roses venaient de la rive opposée (Collonge-Bellerive) et le jardinier m'avait plu. J'idéalise toujours les horticulteurs, surtout ceux qui possèdent autant de rosiers... Il ne peut qu'être heureux et doux l'homme entouré par autant de couleurs et parfums subtiles !

Fleurs éphémères comme l'été.
Et puis, il y a Rilke. Rilke, l'auteur des Roses, mes pages préférées de Vergers.

XIV

Eté : être pour quelques jours
le contemporain des roses ;
respirer ce qui flotte autour
de leurs âmes écloses.

Faire de chacune qui se meurt
une confidente,
et survivre à cette soeur
en d'autres roses absente.





mercredi, 8 août 2007

Lot de consolation


La vapeur des machines, le vent dans le drapeau, la sirène au départ de l'embarcadère... c'est aussi un plaisir possible grâce au lac. Alors par cette grisaille, concoctez-vous une croisière sur l'un des bateaux de la CGN ; vous serez alors fin prêt pour le retour du soleil ! Le temps d'un tour du lac... ou l'aller-retour Genève-Vevey sur "La Suisse" qui vous prendra la journée. Ce sera l'occasion de découvrir le lac et ses rives à un rythme différent, isolé de l'agitation des rives par l'eau et ses infinis miroitements... Embarquer c'est à chaque fois un éloge à la lenteur... Vous pourrez alors débarquer et vous écrier :
CGN C'est G-Nial
Si le soleil reste capricieux en ce mois d'août : qu'importe ! Le lac par temps de pluie, voire d'orage n'a rien de sinistre : les rives s'estompent, la brume vous enveloppe de mystère, le bois du bois devient glissant, et la pluie tambourine à la surface de l'eau. Et puis, le bateau semblera presque vous appartenir, on se sent presque élu de vivre pareille expérience, partagée entre quelques curieux ou habitués ! - gare au virus qui vous prend après pareil voyage !


dimanche, 5 août 2007

Dans son élément

Voilà. Par ce beau temps, fin de la pause estivale. Lundi approche et avec lui un nouvel horaire, un nouveau trajet qui ne font pas encore partie des habitudes !

Si vos yeux ne sont pas trop fatigués, on trouve sur la photo du haut :

- un poisson-chat heu-reux (dans son élément !)
- son nouveau domicile - non, pas celui sur l'eau, quoique comme 2e résidence, c'est possible !-
- le plongeoir sur lequel se perche le photographe (ça on l'imagine...)
- les puces de canard agiles

et LÀ, je demande qui a le remède miracle pour les éviter. De la serviette à portée de main en sortant de l'eau, à la douche chaude, cette année c'est galère.
L'eau avait 19 degrés hier... de quoi les décougrager, mais les puces prolifèrent... conséquence sans doute d'un hiver trop doux !
Galère ? remède ?
Le plaisir du bain reste le plus fort : l'eau du lac tentatrice... et rien ne m'empêchera d'y succomber !

jeudi, 2 août 2007

La pluie sur le toit

Le poisson-chat déserte les étendues d'eau. Casanier avec l'orage. La pluie sur le toit, c'est la musica...

La musica
C'est le vent et c'est l'orage en été
La musica
C'est un simple bruit d'aile
Un vol d'hirondelles
Qui fait la vie belle
Qui nous fait rêver
La pluie sur les toits
C'est la musica
Le son de ta voix
C'est la musica




Petite séquence "nostalgie"pour le début des années septante - j'avais sauf erreur le 45t de Patrick Juvet. Ne demeure que d'habiter sous les toits est source de bonheur par temps d'orage. On le voit arriver (gare aux velux ouverts...), les trombes d'eau dévalent les tuiles, les gouttières regorgent... Bizarrement ce matin, les jardiniers n'avaient pas vu le temps changer : les jets, imperturbables, arrosaient le gazon du parc d'en face.
Derrière les vitres, fascinée par le spectacle, les minutes passent : éclairs, lumière, arc-en-ciels. Un jour comme celui-ci procure un plaisir pour les yeux, et les repose des paysages parcourus en plein soleil ces derniers jours...
Juste de quoi repartir demain dans les pâturages, "bon pied, bon oeil" !

jeudi, 19 juillet 2007

A lui tous les honneurs

Quand je m’éloigne pour quelques jours, parfois quelques semaines, mon premier réflexe au retour, c'est lui ! En voyage, parfois je considère l’endroit où j’ai fait halte : oui, je pourrais y vivre : Lyon, Copenhague, Zuoz, Poët-Laval, Rennes… ! Ecléctisme des lieux et des humeurs ("é-clec-tis-me", quel vilain mot...)*

Et puis, réflexion faite, sa présence (si évidente aujourd'hui, toujours à portée de mains- à portée de nage devrais-je dire -, sous les yeux de manière incessante) me manquerait. Une ville sans lac, malgré tous ses attraits, serait amputée d'une présence.

Le Léman, fidèle à chaque saison, mais jamais le même, infini de nuances (les navigateurs et les marins d'eau douce vous le confirmeront) est source de plaisir !

Et vous, de puis combien de temps n'en avez-vous pas profité ? Un jour ? Trois jours ? Deux semaines ? Un mois ? Horreur, cessez votre lecture et courrez lui dire un petit bonjour, la porte de la plage est ouverte !

* en clin d'oeil au sketch de Pierre Aucaigne sur le metteur en scène vu récemment au Festival de la Cité




lundi, 16 juillet 2007

Petit jeu


Retour de l'été. Journées de rêve pour autant que les activités soient douces, nuits sans lune et milliers d'étoiles présentes au-dessus de nos têtes rêvantes, dormantes...
Quand je lève la tête pour contempler le ciel, de manière tout à fait instinctive, j'en compte sept.
"Sept étoiles, sept soirs de suite et le voeu se réalise". Mon père nous avait appris ce petit jeu un soir d'été sur une plage bretonne. Pris très au sérieux, la compétition avec mon frère se faisait rude. Au petit-déjeuner, chacun à notre tour on demandait : "Alors hier soir, tu y as pensé ?". Visage déconfit ou ravi selon la réponse... Si on avait oublié, il fallait recommencer à zéro, et le soir suivant, les nuages venaient troubler la partie ! Apprendre à patienter pour le retour du beau.

Dans un demi-sommeil, je me suis mise cette nuit à la fenêtre, juste pour vérifier si le lac restait lisse et noire, tout serti de lumière sur l'autre rive, comme autant de petits diamants. Levant la tête, j'ai compté, sourire aux lèvres. Le vin de la soirée m'avait fait oublié "le" jeu. Il me reste trois soirs sur les sept demandés... et j'ignore tout de la météo de ces prochains soirs. Mais au fait : quel est mon voeu ?