samedi, 8 septembre 2007

Remous au bord de l'eau



Chaucun connaît ce bassin longeant l'Arve. Si tout semble bien paisible au bord de l'eau... les apparences sont trompeuses. Le poisson-chat que je suis et qui aime l'eau s'est penché davantage!



Et encore...

et encore...


L'eau claire fait quelques clapotis avec la Bise, rien à signaler dans le bassin. Il faut chercher les remous aux abords de la piscine, et le poisson-chat a l'oreille fine. Ce qu'il a entendu n'est pas joli joli et contraste fortement avec la quiétude du lieu. Direction incompétente, dépenses inutiles, et pour couronner le tout, l'ambiance est délétère parmi le personnel de l'établissement : avertissements injustifiés (l'application de la règle bien connue du "deux poids, deux mesures"...), renvois. Le poisson-chat se demande si l'administration communale a soutenu la canditature de la nouvelle directrice simplement parce qu'elle était une femme, et peu importe qu'elle vienne de la France profonde... Môche l'exemple, à oublier au plus vite !

N'empêche, le poisson-chat a toujours envié la vie de gardien de piscine : le soleil, l'eau, le farniente (d'autres rajouteraient les nanas...).
Et aujourd'hui il leur tire un coup de chapeau : leur travail n'est plus drôle du tout. Une pensée pour C. et pour (certains de) ses collègues...

mardi, 4 septembre 2007

Nuit gravement à votre santé


tiré de Courants, Université de Genève, No 137

Et moi ça me tue tous les matins... Je pousse un vrai coup de gueule cette fois-ci ! Pas de risque qu'il fasse des vagues, mais moi ça me soulage !

Heureusement, je fréquente de moins en moins les transports publics le matin, préférant les quais encore déserts ou la selle de mon vélo...

Ailleurs donc c'est devenu irrespirable... dans les trams et autres véhicules où l'on est obligés de cohabiter avec d'autres. Les autres, tous ceux qui se perdent dès le matin dans les pages bleues et...bleues des journaux qui nous polluent à tous points de vue. J'en viens à repérer quand je suis dans le tram, LA personne qui ne lit pas ; et, c'est un comble, j'aurais envie de l'embrasser, tant elle me semble sympathique, puisque comme moi elle délaisse les pages où le scandale, le voyeurisme côtoient les news-people, juste en regard d'un communiqué de presse "sérieux" qui ne développe aucune information...
Adieu argumentation, réflexion, prise de position... comme Pernette, on perd tout et on ne gagne rien à ces lectures...
J'aimerais savoir : ces lecteurs-là ne ressentent-ils aucune lassitude ? Ont-ils tant besoin de quitter leur quotidien pour se raccrocher ainsi à ces journaux qui soudain deviennent un bouclier à leur quotidien ! N'ont-ils pas quelques mélodies à fredonner, un autre livre à commencer ?
Ou simplement un sens de l'observation suffisamment développé, une curiosité qui leur permettraient de re-découvrir chaque matin leur trajet du matin ?
J'aurais envie qu'une voix - celle de Sabine Azéma qui chante "Résiste" dans On connaît la chanson - réveille tout ce monde endormi !

samedi, 1 septembre 2007

Tour à tour...

cop. Jean-Marc Humm, La Fonderie

Il faut être sacrément bigleux pour ne pas les avoir remarquées ! Je veux parler des affiches en trapèze du Théâtre de Poche pour annoncer sa prochaine saison. Localisées au centre ville, à l'entrée de Carouge, sur les quais ou les grandes avenues... des endroits-clés, elles nous font signe depuis le début de l'été. Le mois de septembre commence et c'est synonyme de début de saison théâtrale...

Avec ces quelques images prises au gré de mes itinéraires, je me souviens de la réplique célèbre de Benoît Poelvoorde dans "C'est arrivé près de chez vous" :


Tour à tour finaud,
Tour à tour polisson,
Tour à tour gangster,
Mais tour à tour généreux,
Quelque soit le montant que tu me demanderas,
Rémi... toujours, je dis bien toujours,
Benoît y pourvoira
.

que je pourrais adopter ici en :

Tour à tour mystique,

Tour à tour cachotier,

Tour à tour royal,

Tour à tour casanier,

Tour à tour aérien,

Tout l'art du comédien !

Avec sa prochaine mise en scène, Valentin Rossier nous emmène dans l'univers Pinter.
Célébration est la pièce la plus récente du dramaturge anglais, créée à Londres en mars 2000. En Suisse romande, elle sera à l'affiche du Poche dès le 10 septembre dans le cadre du Festival de la Bâtie qui a commencé hier. Le Théâtre du bord de l'eau accueillera pour sa part la troupe genevoise dès le 23 octobre prochain.
Quant à moi, je vous donne rendez-vous le 15 septembre, après avoir vu le spectacle !

jeudi, 30 août 2007

C'est la rentrée... avec Los Rokipankis




Morosité dans le ciel...mais pas dans vos oreilles.

Elbicho est de retour avec son flamenco métissé et un CD tout frais sorti la semaine dernière...
Si la scène Ella Fitzgerald a tiré sa bâche pour cet été, peut-être ?, qui sait ?, retrouverons-nous Elbicho sur ses planches la saison prochaine !

mardi, 28 août 2007

Symphonie en bleu



Un instant de la symphonie en bleu vécue sur le lac Léman en début de semaine...
Guidés par la figure de proue élégante du bateau La Suisse. Quatre heures pleines de bonheur pour le parcours (trop court) de Genève-Lutry.

lundi, 27 août 2007

Le Phare en fête




Le Phare en fête pour clore une semaine d'anniversaire pour les 20 ans des AUBP avec sa traditionnelle Course autour du phare. Dès 13h, nous voilà inscrits mon homme et moi : de quoi se préparer psychologiquement à rester coûte que coûte dans l'eau à 18° pendant les 425 mètres de course. Le mot course est un peu forcé dans la catégorie "populaire" à laquelle nous participons. Nos bonnets 283 et 263 respectivement sont prêts et nous , nous encourageons les compétiteurs et juniors qui nagent avant nous. Le rythme est impressionnant et mes jambes du coup frissonnent : dans dix minutes c'est le départ ! L'essentiel étant de participer, l'ambiance est joyeuse sur la grève où le départ va être donné. Quelque 74 participants vont s'en donner à coeur joie...
Coup de trompe pour le départ : nous voilà partis dans un tumulte d'éclaboussements et de vagues. J'essaie de ne pas me prendre les pieds du nageur devant moi dans la figure. Premier virage et c'est l'embouteillage, je laisse la tête hors de l'eau pour apprécier et constater que la ligne droite me menant au pied du phare est plus longue que dans mon souvenir. Mon voisin de course se plaint de l'eau trop froide à son goût. J'ai perdu de vue le numéro 283... Enfin, le phare se rapproche. Le carrousel à l'extérieur du phare est synonyme de repos : le courant se charge de nous faire avancer. Je lève les yeux, comme chaque fois pour admirer le décor... Il semble encore plus majestueux, d'un blanc plus éclatant, décoré de belles boules colorées...
Mais bon, la course n'est pas finie. Le 283 me suit de quelques mètres. Mes doigts ne font plus attention à la température de l'eau, je ne cède plus un mètre au nageur devant moi et à l'arrivée j'ai juste le temps d'encourager le 283. "Bravo !"
On ressort de l'eau tout ragaillardis. Le chrono de 9min.50 importe peu : c'est le double des compétiteurs, mais pour une triple dose de plaisir !
Cet automne quand les brouillards matinaux seront de retour, on savourera le sauna offert en cadeau pour avoir participé hier et ce sera un souvenir "sympa" pour reprendre le terme d'un animateur du lieu !

Grande sérénité au lendemain de la fête, dans la lumière du matin !

jeudi, 23 août 2007

L'arrivée



Cette affiche au pied de mon immeuble, ne pouvait que me le rappeler chaque matin. LE cirque arrive bientôt. Pour beaucoup de Genevois, petits et grands, l'arrivée des Knie reste chaque année synonyme de "fin des vacances", "temps de la rentrée". J'ai repris il y a quelques jours, mais je n'aurais pour rien au monde manquer leur arrivée...
La lumière magique au lever du soleil était de la partie. L'émotion aussi, comme chaque année pour ces premiers instants de retrouvailles, comme dans l'émoi des grandes rencontres !

Le spectacle a déjà commencé depuis plus d'une heure quand j'arrive sur la Plaine : valses des tracteurs, un grand nombre s'appliquent dans le cercle, qui deviendra la piste piste où les projecteurs feront briller la magie de ces prochains soirs... Egaliser, rendre la couche de terre tout à fait lisse avant de la recouvrir de sciure...



Le soleil tarde à venir réchauffer les petits groupes de badauds, curieux et habitués.
- "Ils ont du retard cette année, pensez les trains depuis Berne..."

Chacun y va de son commentaire ou de son enthousiasme et chacun demeure admiratif devant une telle organisation. Aucune cri, aucune consigne, juste des gestes parfaitement orchestrés...



Avec les premiers rayons, les premiers pensionnaires du zoo arrivent. Six éléphants, quelques chameaux, deux zèbres pour les plus matinaux !



Le temps passe, je dois quitter la Plaine alors que le chapiteau n'est pas encore dressé ; au milieu de la matinée aura lieu le moment crucial où tous s'arrêtent, où les marteaux-piqueurs se taisent avant la montée dans le cieu bleu des quatre mats principaux...
Une journée longue m'attend. Le rendez-vous a tenu toutes ses promesses, la magie du cirque est intacte !

mercredi, 22 août 2007

Tranquillo

Mine dubitative du No 16 de la Nati : Tranquillo BARNETTA.
Après la rencontre Suisse-Pays-Bas de ce soir, il doit rassuré ; il est l'homme du match, l'auteur du pénalty et du but suisses.
Le public du stade, lui, apprécie. Le "héros national" de l'été passé reste pour beaucoup - dont moi - le chouchou de l'équipe !


Il me rappelle aussi les matchs de 2005 où nous nous réunissions en famille pour suivre l'évolution de l'équipe nationale et qui me faisait répéter tout au long du match : "Aïe Tranquillo" quand le stress devenait trop fort... Et des rires qui suivaient !

Me rendant compte à l'heure des hymnes de mes lacunes, quelques mois suffiront pour revoir les paroles de l'hymne national, de préférence en romanche!

mardi, 21 août 2007

Derborence

Partis à l'aube de la ville du bout du lac, la montée de Solalex sur Anzeindaz s'est faite dans la fraîcheur, et dans le silence précédant les foules dominicales dont le but est le refuge Giocomini. Ensuite, quittant le refuge, l'alpage d'Anzeindaz - le plus vaste du canton de Vaud - se parcourt facilement afin d'atteindre le Col du Pas de Cheville (la mienne grimace, sacré tendon d'Achille...)
Et là, on surplombe le Valais avec la quille du Diable qui, elle, nous dépasse de haut ! Derborence nous attend !
Trois chalets au bord du lac, une vallée restée sauvage et protégée ; l'éboulement depuis les hauts des Diablerets sur Derborence, hors cadre sur la droite de la photo...



Le lieu est devenu mythique, lié à l'oeuvre de Ramuz, puis à celle de Francis Reusser qui a obtenu en 1984 le César du meilleur film étranger à Cannes pour le film éponyme, facile à revoir grâce au coffret sorti à l'occasion de l'année anniversaire l'an passé.
Rappelez-vous les premières minutes du film... Deux accords à l'harmonium, la caméra filme un torrent. L'eau vive éclabousse, c'est l'époque de la fonte des neiges, les branches des mélèzes sont chargées de bourgeons, la vie reprend...
Dimanche dernier, la petite Messe solennelle de Rossini m'a accompagnée tout au long de la balade !

lundi, 20 août 2007

Course autour du phare


Et là, notre phare des Pâquis a beau faire, il est battu dans l'élégance..."
Après avoir passé une partie de mon vendredi et samedi dans l'eau au pied du phare... je rectifie mon propos : notre phare est magnifique ! Et il a l'éclat et l'élégance des cygnes non loin...
"Notre phare"... et cette appartenance marque mon attachement au lieu mais pas seulement... !!!
La photo ci-dessus est sortie de mes archives familiales. L'homme en tablier, mains sur les hanches, fier de poser devant le phare, c'est mon arrière-grand-père ! Son père, dans les dernières décennies du XIXe siècle travaillait au port des Pâquis, son cabanon sur le quai, il vérifiait les marchandises qui entraient au port, employé à l'octroi. A l'époque, le phare fonctionnait à gaz et il en avait la charge. Il devait, été comme hiver, parcourir la digue pour aller l'allumer.
Ce n'est donc pas une légende si vous entendez parler d'un gardien de phare à Genève !

Pour ceux qui ne verraient pas encore très bien comment se présente celui qui signale, sur la rive droite, le début de la rade, comme chaque année, les Bains des Pâquis organisent une course autour du phare dimanche prochain, la 10e édition ! Une occasion d'en faire le tour, et de le voir sous tous les angles : un tour de carrousel naturel etgratuit ! Venez nombreux !