lundi, 7 janvier 2008
Pays imaginaire
Le gel et le givre ont le pouvoir de rendre magique le paysage le plus banal, de rendre la forêt féerique par les cristaux qui étincellent et éclairent les arbres plongés dans la pénombre des fin d'après-midi de janvier.
Les grands froids des derniers jours de l'an dernier ont su métamorphoser la campagne plongée dans le brouillard. L'imagination fait le reste...
Le ruisseau gelé dans le parc devient le lac d'un pays imaginaire. Un pays aux mille et un lacs d'eau claire et de rivages bordés de falaises et de criques. Tout autour, d'immenses étendues de herbe rase, de buissons de genêts encore non fleuris. En fermant les yeux, on devine le cri des goélands !
dimanche, 6 janvier 2008
De bon pied
Le début de l'année a permis une balade dans la ville d'Anvers. De la gare toute rénovée, la longue avenue piétonne du Meir conduit jusqu'au centre historique. Avant de lever la tête pour identifier les corporations des maisons de la vieille-ville, le regard se penche sur les vitrines de la grande avenue commerciale. La toute nouvelle galerie de la Stadsfeestzaal, entre le Meir et Hopland a permis au Poisson-chat de s'équiper pour le printemps... S'étant fait piquer ses Crocs bleues de l'an dernier (!!!), le nouveau modèle en vert tilleul s'est imposé facilement.
Adeptes ou détracteurs, pour moi, la chaussure pour partir d'un bon pied dans la nouvelle année c'est les Crocs ! What else ?
ci-dessus, modèle Mary Jane, couleur céleri
mardi, 1 janvier 2008
Mise en exergue
Ouverture sur l'An nouveau. Fluidité... pour permettre de méditer !!!J'ai envie de mettre en exergue un extrait tiré d'Epreuve d'artiste, dictionnaire intime d'Yves Simon. J'aime l'écrivain, romancier ou penseur-observateur du monde contemporain !
Une Place dans le monde
C'est quoi cette place ? Être au bon moment au bon endroit ? Pas si simple. Car cela supposerait un hasard qui ferait si bien les choses qu'il nous rendrait irresponsables de nos destins. Trouver cette place est un lent cheminement pour se sentir en harmonie avec ce qui trame notre entourage, les êtres, les paysages, les climats, les livres, les films, les paroles entendues : notre actualité en somme, même si par ailleurs les informations extérieures qui nous parviennent peuvent se révéler désespérantes. Trouver sa place dans le monde, c'est se savoir en résonance avec une cosmogonie restreinte, celle qui nous enveloppe et nous protège - en ce lieu et à cet endroit - de la mélancolie. Ne pas éprouver de gêne aux entournures pour un élément perturbateur, ni frustration ni castration, mais se retrouver au coeur d'un agencement où l'on se sent créateur de sa propre vie. Trouver sa place dans le monde est un travail, sur soi, sur ses désirs, sur l'idée que l'on se fait de la beauté, de la justice, c'est connaître ses limites et n'en ressentir aucune crainte, mais une joie pour créer les éléments d'un enracinement provisoire, celui qui ne nous fait imaginer, à aucun moment, être ailleurs.
Harmonie, résonance, créateur de sa propre vie : programme qui me plaît bien... A suivre !
jeudi, 27 décembre 2007
La vie en rose
mercredi, 26 décembre 2007
Chemin faisant
La promenade se poursuit jusqu'à une des extrémités du canton et nous permet de traverser des villages oubliés, des campagnes retirées. L'année 2008 se fera sous le signe de la RE-découverte de la Rive droite ! Chic !
Et puis, en fin de journée, on a même croiser la lune...
mardi, 25 décembre 2007
Un cygne en hiver
L'autre soir, ce ne sont pas les Arbres et lumière qui ont retenu mon attention. Mais simplement Un cygne en hiver... début d'un long poème sur le lac translucide, les canards dormant sur le rivage, le couple de cygnes glissant silencieusement sur l'eau calme !
jeudi, 20 décembre 2007
De saison
Sur les marchés, il faut avoir l'oeil dès les premiers jours de novembre. Les marchands ont pour accord tacite de ne jamais vendre de poires avant le mois de novembre. Ensuite, selon la récolte, il ne faut pas trop tarder pour se les procurer. Sinon, on prend le risque d'attendre l'année suivante pour en trouver. Cette année, les poires viennent de Haute-Savoie : la tradition est transfrontalière !
Il vous faut par kilo de fruits préparés (poires pelées et coupées en petits morceaux)
1-2 tasses de raisins de Corinthe
100-150 gr. de sucre ou de cassonade
1/2-1 cuill. de cannelle
citronat / orangeat selon goût
1 verre de liquide (eau ou vin)
Cuire patiemment à petit feu pendant 3 heures.
Les poires doivent se colorer jusqu'à devenir rouge foncé.
Dès 3 kilos de préparation, rajouter 1/2 h. de cuisson par kilo supplémentaire : pas de stress, en cette période, on a tout son temps !
Une fois la préparation terminée, on peut la conserver au frais quelque temps.
Pâte feuilletée pour les rissoles en demi-lune, rondes ou carrées.
Les enfourner après les avoir passées au jaune d'oeuf, cuire 15-20 minutes.
Variante : enfourner les rissoles nature. Au sortir du four, passer un glaçage (jus de citron / sucre glace) sur les rissoles encore chaudes...
A déguster avec une tisane au coin du feu !
dimanche, 9 décembre 2007
Tetris lausannois
Peut-être reconnaissez-vous un visage lausannois parmi les pixels ? Le tournage a eu lieu dans le Palais de Rumine cet automne !
mercredi, 5 décembre 2007
Fête d'un Comédien
Il y a peu de temps encore, le Théâtre du Grütli organisait La Fête du Comédien en décembre : récompense d'une carrière d'un comédien/comédienne d'ici et programmation où un seul acteur était sur les planches (Robert Bouvier et François d'Assise par exemple...). Bref les acteurs étaient à l'honneur. La direction a changé et la manifestation n'a plus lieu aujourd'hui.
La pièce se jouait au Théâtre de Poche.
La scène se déroulait devant le grand rideau de velours rouge.
Seuls debout Rosencrantz et Guildenstern jouent à pile ou face.
Le noir de la salle et Rosencrantz gagne. "Face"... "Face"...
Guildenstern s'interroge sur la logique du cours de la vie. Magique !
Ces seuls instants suffisent à vouloir encore et encore vivre d'autres émotions au théâtre... et l'Homme du jour - avec d'autres !!! - réussit assez bien à créer cette alchimie... Merci !
Plus de fête du comédien mais la fête D'UN comédien ! Aucune surprise sur le sujet du jour puisque c'est l'anniversaire de Valentin Rossier !
L'occasion est trop belle pour vous faire partager un instant précieux au théâtre dont le souvenir reste intacte huit ans après. Valentin Rossier montait "Rosencrantz et Guildenstern sont morts" de Tom Stoppard.La pièce se jouait au Théâtre de Poche.
La scène se déroulait devant le grand rideau de velours rouge.
Seuls debout Rosencrantz et Guildenstern jouent à pile ou face.
Le noir de la salle et Rosencrantz gagne. "Face"... "Face"...
Guildenstern s'interroge sur la logique du cours de la vie. Magique !
Ces seuls instants suffisent à vouloir encore et encore vivre d'autres émotions au théâtre... et l'Homme du jour - avec d'autres !!! - réussit assez bien à créer cette alchimie... Merci !
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lundi, 3 décembre 2007
Zabou Breitman
Il faut se rappeler la réjouissance à la lecture du programme de Vidy l'été dernier. Quand l'hiver sera à notre porte, un spectacle d'après Raymond Depardon mis en scène par Zabou Breitman ! "Des gens" est dès lors synonyme de cadeau de la part du directeur René Gonzalez. Il a fait confiance à l'actrice française, a répondu oui à son projet alors que les scènes françaises un peu frileuses ont renoncé à créer le spectacle !
Spectacle tout simplement magnifique. La rencontre a eu lieu hier. ZabouBreitman fait partie des artistes qui restent fidèles aux premières émotions qu'on a ressenties un jour en les découvrant- d'abord en tant qu'actrice... (elle fait partie du clan "Bacri-Jaoui"), puis en tant que réalisatrice. Et toute cette émotion était hier sur le plateau. Scéne après scène Zabou Breitman adapte des témoignages filmés par Depardon il y a plus de vingt ans ( tiré d'"Urgences" et de "Faits divers"). Des documentaires qui vivent en Zabou depuis tout ce temps. Elle en connaît les répliques par coeur. Au théâtre, les dialogues oscillent entre le dramatique et le comique (à la question du psychiatre : "Quel jour sommes-nous ?" "Juillet-août, ce serait l'Amérique" la folie qui nous guette revêt des allures peu palpables qui nous interpelle tous...). On rit sous le Chapiteau, on retient son souffle ou ses larmes. Le résultat est poignant.
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