mercredi, 9 avril 2008

A celles qui ont leur anniversaire...



Invitation au farniente et douce mélodie... à écouter ici !

Bon anniversaire aux filles d'avril !

mardi, 8 avril 2008

Cruel



Hier matin, en arrivant au départ de la digue, un chien attend. Serait-ce un ami du Courrier ? Il semble garder la caissette du Journal indépendant avec vigueur... Attend-il qu'on lui en donne un ? Serait-ce donc un chien lecteur ? Oui... et il lit ceci :


Interdit aux chiens même tenus en laisse...

Et il obéit !

lundi, 7 avril 2008

Festen (2)



Pas de bâtonnier au Poche pour donner les "trois coups", mais l'accueil chaleureux de Christian Denisard, metteur en scène. Instructions, prénoms et emplacements : j'écoute d'une oreille distraite. Les coulisses d'un théâtre que l'on fréquente depuis bientôt trente ans prennent vite des allures de Caverne d'Ali Baba pour la mémoire ! C'est donc là que les comédiens se préparent, se concentrent, attendent leur tout d'entrer en scène... Je stoppe le flot de souvenirs pour me concentrer. Je serai Kirsten, mariée à Preben le temps d'un soir. Je serai assise à droite d'Helmut, le maître de cérémonie... Pour l'heure, ce n'est pas encore Helmut mais bien Pascal Schopfer. Nerveux. Stressé. Impatient d'entrer sur scène sur laquelle se déroule déjà les premiers échanges. Regards de complicité avec "Marie" : nous sommes prêtes !
Ensuite, tout va (très ? trop ?) vite. L'escalier dans le noir, où seules les voix nous parviennent. Celle de Cassagne facilement reconnaissable. L'arrivée. L'attente. Puis enfin assis à table. Plus rien ne transparaît de la nervosité d'"Helmut". Je suis la conversation qu'il engage avec Michaël. On me sert du vin. Je me surprends à vider mon verre à la première intervention de Christian. - Besoin d'atténuer la réalité qui se joue devant moi par l'alcool ? - Mais sur scène, le vin n'oeuvre pas ! Je reste donc lucide pour chacune des révélations. Sans doute que l'émotion atteint son comble lorsque l'enfant entame sa chanson. L'innocence mêlée au pire, celui qui vient d'être révélé aux invités. Mal à l'aise et émue. Très émue. Et mon verre est vide !
Reste le souvenir de l'éclat de la nappe blanche, qui sera maculée de rouge, l'oubli complet du noir tout autour (les spectateurs) et plus que jamais le talent des comédiens.
J'ai assisté de près, de très près, à leur métamorphose : la colère et le souffle court et rageux de Michaël, les larmes d'Hélène, puis celles de Christian. Les voix qui se brisent dans mon oreille, puis les cris...
Ces moments resteront uniques pour moi. Et pour toute la troupe. Sans doute est-ce là la magie d'une représentation. Le vivant, le sans-cesse recommencer, l'éphémère entre les mots (j'aime aller voir plusieurs fois une même pièce... variations dans le rythme, espaces différents...). Unique. Et je rajoute ici ce que j'ai lu dans les coulisses l'autre soir, petit billet accroché sous l'horloge qui indiquait 8h30 : "Tout devient possible"... A chaque représentation !
Bravo à eux !!!

samedi, 5 avril 2008

Festen (1)



Le Poche nous réserve plein de surprises. Les affiches de la fin de l'été... Célébration, L'enfant éternel, et aujourd'hui Festen ! Dans quelques heures, je serai à table pour la fête de famille ! En écoutant Christian Denisart, je me rassure : il n'attend rien des quatre spectateurs mêlés le temps d'un soir aux comédiens. Epurée la mise en scène va mêler improvisations avec des comédiens de la troupe des Voyages extraordinaires, et d'Avrac et d'autres comme le père joué par Michel Cassagne et dont je me réjouis de voir jouer de près !
Pour revenir à cette expérience, "on va être lâcher" après avoir reçu une indication de place à table, un prénom... C'est l'anniversaire du patriarche et la soirée va déraper très vite... et je serai là ! Des scènes du film de Thomas Vinterberg, réalisateur de Dogme 95 avec Lars von Trier me reviennent en tête, et je me demande comment vais-je réagir, sachant que le regard des spectateurs planqués dans le noir sera fixé sur nous, attablés dans la lumière...

vendredi, 4 avril 2008

La Garonne



Pour moi qui suis en digne Poisson-chat attiré par l'eau, je ne pouvais pas quitter Toulouse sans me rendre sur les bords de la Garonne. La ville m'a accueillie par des trombes d'eau, j'ai donc attendu le deuxième soir pour cette petite expédition à travers les rues étroites de la vieille ville. Ville rose délavé donc ! Et cela en valait la peine, car que serait une ville sans un bord de rivière ? des quais au bord d'un lac ? Il manquerait un espace de vie tout simplement.
Le Pont-Neuf offre cette perspective aux Toulousains. La lumière décline, il est bientôt 21 heures pour ce dernier coup d'oeil sur le fleuve à l'allure tellement différente de chez nous. Sa largeur et sa lenteur nous rappellent la proximité de l'océan. On peine à voir dans quel sens coule la rivière, et cela dégage un calme incroyable en plein centre ville...

samedi, 29 mars 2008

Ras la fraise



Le marché de Plainpalais sentait bon hier le printemps, malgré les températures glaciales au petit matin !
Oeufs et dent-de-lion de Haute-Savoie, jonquilles, premières asperges et fraises de Provence. Par contre, pour répondre à la demande certains stands vendent des produits non-régionaux : pommes de terre d'Israel, cerises du Chili, ... s'alignant sur les deux "grands" de la place !
Petite initiative sortie en même temps que les beaux jours : Raz la fraise, qui invite à ne pas acheter à rebours du bon sens... Dites merci... votre assiette aura meilleur goût !
Signez leur manifeste !

vendredi, 28 mars 2008

Les mascottes du Logis




A l'avant-veille du départ, je laisse le logis sous la surveillance des mascottes. Au nombre de trois, chacune correspond à un appartement : Acacias, Chablière,... et chez Gus'!
Mandarine, Alfred et Fifouille... dans le désordre : qui est qui ?

samedi, 22 mars 2008

Temps de la Passion

Pâques : le temps des lapins, celui des jonquilles, parfois de dernières journées dans la neige... Pâques et la réjouissance de la saison nouvelle.
Pâques : le temps de la Passion du Christ. Pour moi qui fréquente églises et cathédrales davantage pour des moments musicaux que lors de recueillement religieux, la Passion du Christ est pour moi de grands moments de musique. Dimanche dernier, au Victoria Hall, ce fut le temps de la Passion selon Saint-Matthieu de Jean-Sébastien Bach.
L'oeuvre est monumentale : marathon pour les choristes et le continuo ; sommet de l'art choral baroque ; harmonie profonde des timbres entre solistes et instrumentistes : flûte, viole de gambe ou violon accompagnent alternativement les airs de soprano, tenor ou alto... ponctués par les interventions des récitants.
Durant ces quelques heures de musique offerte l'autre soir par la Psallette dirigée par Pablo Pavon inspiré, un moment de grâce, l'aria no 39 "Erbarme dich"...

Ci-dessous cet extrait, avec le haute-contre Andreas Scholl !

mercredi, 12 mars 2008

Des mains de fée

Il est pianiste et fait la couverture des magazines spécialisés. Ce mois Diapason le met à l'honneur pour la sortie de son CD des préludes de Chopin opus 28 ! L'homme aux doigts de fée, c'est lui, Alexandre Tharaud que les Genevois ont pu écouter le mois passé.
L'artiste est un phénomène. Défrayant la chronique (il n'a plus de piano chez lui depuis sept ans, et préfère squatter les pianos des amis... ), il peut participer à des spectacles comme ceux de Bartabas sans complexe à côté du répertoire de soliste ou de chambriste qu'il est appelé à jouer le plus souvent.
Son site est une petite merveille. Les photos noir/blanc de Christophe Urbain sont tout simplement magnifiques. Des mains qui racontent une histoire... même loin des touches d'ivoire et d'ébène du piano !


tiré du site de Christophe Urbain

lundi, 10 mars 2008

Des voix


Le théâtre de Carouge.
Rempli de souvenirs personnels ravivés grâce à l'exposition au Musée de Carouge !

De mes premières émotions de spectatrice dans ce lieu demeurent Lorenzaccio, Le chapeau de paille en Italie, un opéra de Britten, la scène finale de Cyrano de Bergerac sous les arbres de la cour en juin...
Grâce à des salles riches d'installations sonores, les voix des comédiens demeurent fidèles à ce qu'elles sont aujourd'hui, véhiculant ainsi des souvenirs plus récents : Michel Cassagne, Maurice Aufair, Dominique Catton... et quelques frissons d'émotions !

L'occasion est trop belle puisque hier dans les nombreux extraits il y eut Dialogues d'Exilés avec Maurice Aufair (Kalle) et Georges Wod (Ziffel) pour rappeler que les Parisiens peuvent voir cette pièce dès ce soir au Théâtre Gérard Philippe à Saint-Denis... quand les Genevois doivent attendre fin mai pour la (re-)voir !