lundi, 22 décembre 2008

Blancheur


Des voeux tout blancs pour ces prochains jours. La blancheur accompagnée de silence, comme hier lorsque le brouillard rendant les combes mystérieuses...



Halte par la face Sud pour cette drôle de montagne ?

jeudi, 18 décembre 2008

Lecture d'archives



Le Journal de Genève a été numérisé et depuis le début de la semaine, il est enfin accessible à tous !
Attendu comme le messie, il va permettre à chacun de se plonger dans la vie genevoise du XIXe ou de s'attarder sur son année de naissance, celle de ses 10 ans afin de survoler les faits marquants de chaque époque !
En chiffres cela représente 172 années d'informations (1826-1998), plus de 30 mètres linéaires de journaux qui se côtoient sur un rayonnage de bibliothèque !
Exemple : j'ai pu relire l'article concernant le film "Muriel" d'Alain Resnais, sorti quelques jours avant ma naissance... Fabuleux, non ?

Bonne lecture !

lundi, 15 décembre 2008

Plaisirs divers



Alors que certains ont pu profiter de la neige en ville (tiens ça c'est incongru alors que la campagne est toute blanche...), d'autres ont préféré l'eau du lac. Matinée de récompense sous les applaudissements après des entrainements solitaires dans le froid !

- En aparté : en reculant de 10 jours chaque année mon dernier bain dans le lac, dans cinq ans je peux m'inscrire ! -

Hier matin, la température de l'air avoisine le zéro, celle de l'eau comptabilise six petits degrés... C'est bien là, le reste de mon calcul... Il en MANQUE 6 !!!


mmhh pas chaude l'eau dans le seau...


petite brasse ou


... joli crawl ! ("je sortirai plus vite si je me dépêche? ")

BRAVO A TOUS

mercredi, 10 décembre 2008

Faites lui une bise...



Si vous l'avez reconnu et que vous le croisez, faites-lui une bise : c'est son anniversaire !

Quelques années après, le Jura, l'exercice et la curiosité... sont toujours d'actualité !!!

BON ANNIVERSAIRE

vendredi, 5 décembre 2008

Lumière

Voix, celle donnée aux
Autres, les auteurs :
Lumière sur l'
Espace comblé de mots.
Notoires sont les mises en scène, quand il
Travaille dans le noir.
Interprète, comédien
Néanmoins avec talent.



Aujourd'hui, lumière sur un anniversaire : la même actualité que ici et !
L'an dernier, je profitais de cette journée pour expliquer une certaine magie d'un lever de rideau voilà presque dix passés...

Cette année, pour les admirateurs (j'en connais une qui lit ses lignes...), un scoop... Retrouvailles l'an prochain du metteur en scène avec Shakespeare... sur les planches d'un théâtre genevois encore non foulées par l'homme du jour !

mercredi, 3 décembre 2008

Spazierung

Vingt et une heures au Grü, les 15 spectateurs retenus pour la soirée (pour l'expérience il n'en fallait pas plus mardi soir) attendent. Le metteur en scène leur explique que la première partie se fera dehors. Marcher dans Genève, la nuit, en faisant "corps" et dans le silence complet...

Bon. Je remonte mon écharpe, j'enfile mes gants. Devant, les baskets blanches de Maya donne le rythme, tel un métronome. Chacun ajuste sa cadence à la sienne. Toutes sortes d'idées me traversent la tête alors que les rues sont désertes. Je marche comme lorsque j'étais parfois en montagne, encordée et guidée : on se concentre sur le rythme.
Très vite, cela me plaît : la redécouverte des lieux connus. J'épie le regard curieux des passants. Le silence qui se dégage du groupe doit visiblement troublé. Seules les bottes d'une spectatrice résonnent sur le pavé, sinon les silhouettes que nous sommes ne sont que des ombres muettes. Les étoiles dans le ciel bien présentes renvoient à la constellation de l'affiche de saison du théâtre. Comme sur orbite, le bâtiment du Grütli se rapproche. Nous voilà rentrés.



Pénombre de la salle. Bancs noirs inconfortables pour la journée qui s'étire dans la bâtiment fréquenté par moi depuis l'aube...
Après une heure de silence, débit de murmures qui s'échappent d'une pièce où nous ne sommes pas. Les oreilles à l'affût. Il est question de Médée. Trois actrices bougent au ralenti en alternance avec la déambulation de l'une à travers l'espace exigu. La belle expérience de la première partie s'éloigne, la fatigue prend le relais... Le "stop" et "merci" du metteur en scène qui se lève mettent fin à l'exercice. Et comme encore sous l'emprise, chacun repart en silence. La consigne est pourtant levée...

lundi, 1 décembre 2008

Improvisation

Demain soir, théâtre en décembre ce sera Improvisation rimant avec Configuration HM1. Je traduis : prologue ou première partie consacrée à Heiner Müller au sein du Théâtre Grü. La météorite la plus importante de la saison Chaos08/09 autour de laquelle tourne d'autres constellations...


Heiner Müller par Marc Trivier

Le choix des textes s'effectuant le soir même, on fait confiance à l'affiche qui propose l'écrivain berlinois mis en scène par Josef Szeiler. Découverte ou expérimentation c'est selon, n'ayant vu à ce jour que trois pièces de l'auteur (Quartett, Hamlet-Machine, Philoctète) ! Et pour les curieux, plus d'infos ici !

jeudi, 27 novembre 2008

Conseil municipal en noir... et blanc



Alors que les esprits s'échauffent envers le Conseil municipal, les photos d'Ariane Arlotti sont projetées/exposées en silence dans divers lieux de la ville*. Croqués, les attitudes de certains élus irritent ou font rire ! Dans le hall du bâtiment du Grütli, mon regard s'est posé, le temps d'une pause ! A découvrir jusqu'au 16 décembre prochain.

*Maison des Arts du Grütli, Piscine des Vernets, HUG, Bibliothèque de la Cité, TPG

mercredi, 26 novembre 2008

Témoignage autour des mots

Rencontre hier soir avec un auteur fasciné par les mots, les langues. Ce qu’ils véhiculent, ce que l’acte d’écrire signifie. Pascal Mercier est un romancier profond, un homme dont la quête nous entraîne dans des récits touffus, où les personnages essaient de comprendre ce qu'ils vivent. Et la compréhension viendra dans l'acte d'écrire : "Celui qui n'écrit pas, ne sait pas ce qu'il n'est pas". Ce sont à peu près les propos tenus hier pour la dernière traduction française de ses romans : L'accordeur de pianos.

L'auteur nous a confié dans le cadre intime d'"un décor" de Tobias Putrih à la Galerie Attitudes que tout petit enfant déjà, devant le tableau noir de sa classe enfantine, il était émerveillé de voir inscrit sur le tableau noir vingt mots différents se côtoyer.



Souvenir qui peut renvoyer au passage ci-dessous, tiré du Train de nuit pour Lisbonne :

"Gregorius ne devait jamais oublier cette scène. C’étaient ses premiers mots portugais dans le monde réel, et ils agissaient. Que des mots puissent provoquer quelque chose, mettre quelqu’un en mouvement ou l’arrêter, le faire rire ou pleurer : enfant, déjà, il avait trouvé cela énigmatique et il n’avait jamais cessé d’en être impressionné. Comment les mots parvenaient-ils à ce résultat ? N’était-ce pas comme de la magie ? En ce moment, le mystère semblait plus grand que jamais car c’étaient des mots dont il n’avait encore aucune idée hier matin. Quand, quelques minutes plus tard, il posa pied sur le quai d’Irún toute peur s’était enfuie, et il marcha d’un pas sûr vers le wagon-lit"*.

* p. 60 de l'édition 10/18

mardi, 25 novembre 2008

Pause-graphisme en rouge et noir



Le Département des affiches de la BGE a convié jeudi dernier Niklaus Troxler, célèbre graphiste lucernois. Nouveau lieu de conférence dans la sombre Salle Ami Lullin. Si le nom du graphiste ne vous dit rien, ses affiches elles vous en connaissez certainement quelques unes, à l'occasion de la campagne pro-Europe, de l'expo 02, de manifestations musicales (il est le créateur du Jazz Festival de Willisau) ou du Cirque national Knie.


Le personnage est sympathique, presque jovial à présenter ses oeuvres. Avec humour aussi quand il dit vouloir agacer les passants dans des textes parfois difficiles à déchiffrer à la première lecture.

Quant aux lignes, l'artiste joue sur des effets de superpositions, de positif-négatif, de miroirs et de découpages....

Quelques exemples récents de ces deux dernières années :


Saison de jazz 08-09 à Willisau

Hommage à Frida Kahlo Diego Rivera (2008)

Les 50 ans du caractère typographique Helvetica, pas au goût de l'artiste ! (2007)