lundi, 11 mai 2009

Attention Poisson -Chat dans le Léman

Bien sûr, c'est la saison et j'ai testé le lac la semaine dernière. A 13 degrés, c'est agréable après coup...

Mais, en se promenant jeudi soir, pas loin de la Perle du Lac, un petit promontoire nous permet d'avoir une vue plongeante sur la lac. A cette heure de la journée, peu avant la nuit, le lac est encore transparent. On observe le couple de canards sur les rochers et le banc de féras zigzaguant proche du rivage. Quand, parmi les poissons bien de chez nous, un gros poisson-chat noir se fraye lui aussi un passage... Mystère, je vous confirme tout ça bientôt en images !

En attendant, ce soir, le Poisson-Chat que vous connaissez reste casanier !!!


Clin d'oeil



A Monique et Sylvain qui n'ont pas eu la vue l'autre soir...

dimanche, 10 mai 2009

Quais déserts



Bienheureux les événements sportifs dominicaux. Dimanche dernier le Tour de Romandie, ce matin le marathon... Le mérite revient bien sûr aux sportifs. Quant au promeneur lambda à pied ou à vélo, il bénéficie de quais silencieux... comme cette autoroute où les voitures ont déserté depuis longtemps !!!

samedi, 9 mai 2009

Schubert au BFM ou ...



Schubert au BFM ou Du Chemin Venel à Rechlin !
Émue mercredi en retrouvant le bord du Rhône après avoir assisté à la Générale de Conversations à Rechlin. La pleine lune atténuait le tragique du spectacle. Ou plutôt son romantisme. Le pouvoir de la musique à l'intérieur d'un camp. L'homme botté, commandant et haï devient vulnérable en écoutant Schubert, jusqu'à tomber amoureux de sa prisonnière, sous l'emprise de sa voix. Lui, mutilé de guerre, privé d'un bras, ne sera plus jamais violoniste...

L'intégrité de l'homme touchée, voilà un terrain connu pour François Dupeyron, réalisateur de la Chambre des Officiers. Ses dialogues s'inspirent d'un chapitre de Chemin Venel, écrit par l'auteure genevoise Martine Chevalier. Intéressant de comprendre comment la réécriture s'opère. Exemple sur l'importance de Schubert dans le livre/spectacle !

"Schubert sera à tout jamais incomparable pour moi et, je l'espère, pour vous. Indissociable de cet univers clos, étroitement mêlé à la mort, aux larmes, aux fragilités et aux menaces. Mais n'est-ce pas là aussi le ferment du romantisme ? Tout et son contraire intimement mêlé ?"

Introduction au Lied Erstarrung par Nelly Aubry au Commandant, Chemin Venel, p. 211


"Les plus belles notes sont tragiques. Qu'y puis-je ? [...] Le drame pour vous, c'est que vous ne pourrez plus entendre Schubert sans penser à moi et à ces jours... et avec le temps, peut-être même que vous les trouverez beaux..."

Réplique du Commandant à la pianiste Marcelle

Le personnage de Marcelle n'est que révolte et tension. Marcelle c'est Inna, pianiste que je croise régulièrement depuis quinze ans au Conservatoire, puis à la bibliothèque. Alors quelle consécration l'autre soir. Son sourire sera presque aussi mémorable que les très belles heures précédentes ! Mille bravos !


Inna Petcheniouk en répétition

mercredi, 6 mai 2009

Espoir




Les noms pêle-mêle des auteurs les plus cités dans les blogs... J'ajoute à ce magma de noms (sans commenter !!!) celui d'Eric-Emmanuel Schmitt dont j'ai terminé la lecture d'Ulysse from Bagdad ! Ulysse s'appelle en réalité Saad Saad. Irakien son prénom signifie Espoir en arabe, mais saad c'est la tristesse dans la langue de Shakespeare. Tout le roman oscillera entre ces deux termes : l'espoir et la tristesse. Le long périple d'Ulysse le mènera de Bagdad au quartier londonnien de Soho. Le plus souvent seul, partageant sa route avec des amitiés interrompues par les départs, la mort ou la fuite.
Le père tué par balles américaines au début de l'histoire apparaîtra à son fils tout au long du chemin, lui révélant sagesse et culture (la magnifique figure paternelle : puits de savoir, gardien du patrimoine à Bagdad, à l'encontre des ordres du parti du Baas).
La lecture vient se superposer à l'excellent film de Philippe Lioret Welcome, car la fin du roman évoque aussi l'attente sur les côtes françaises des sans-papiers dont le seul but est le sol anglais.
A découvrir car l'auteur nous prend par la main en merveilleux conteur !


vendredi, 1 mai 2009

Tout est prêt



Tout est prêt : les cintres sont sortis, les balises encerclent la digue, les bouées prêtes pour accueillir les baigneurs. Hier c'était le temps des préparatifs, et ce matin le soleil est au rendez-vous pour l'ouverture officielle de la saison d'été !

Seuls les cygnes ne vont pas se réjouir : finie la tranquillité alors qu'ils continuent de couver pour quelques jours sur la plage, terrain de jeu retrouvé après l'hiver, entre le ciel et l'eau...

mercredi, 29 avril 2009

Réponse

Le potager en question, on le devine ci-dessous !



mardi, 28 avril 2009

Invitation et devinette



L'inscription est à même le vieux mur. Comme une invitation. Tourner. Puis, descendre les quelques marches. Faire grincer le petit portail avant d'atteindre le potager. Les senteurs des branches chargées de fleurs printanières nous font oublier les passants, les touristes. On surplombe le lac. Où est-ce ?
Indice : le vieux mur en question est celui d'un château rénové tout récemment...

lundi, 27 avril 2009

Allez, loin du bal...

"Pffffffffffffffffffffffff : allez LOIN DU BAL" ! Tels sont les premiers mots d'un spectateur derrière moi au moment où l'on se retrouvait dehors, dans la ruelle pavée. Un rien excédé le spectateur, tout comme nous.

Bien sûr, j'en ai eu le pressentiment. Après deux excellents spectacles dans la même semaine, la 3e programmation pouvait laisser craindre la déception. Pire que cela. Le texte est faible. La mise en scène digne d'un mauvais théâtre amateur. Alors pourquoi écrire de tels textes, puis les publier et les programmer ? Même pas envie de vous parler davantage de la pièce, de l'EMS où cela se passe et de ses pensionnaires...



Après une saison en demi-teintes au Poche, voilà de quoi hésiter à reprendre le chemin de la Vieille-Ville question théâtre. Dommage, car le lieu intime nous est familier !

jeudi, 23 avril 2009

Les fourberies version Porras

Après l'ultime pirouette de Scapin et le feu d'artifices de serpentins du dénouement heureux, la salle du Théâtre de Carouge se rallume sur des visages aux yeux pétillants. Oui, Omar Porras vient de nous émerveiller. Il faudrait revoir le spectacle plusieurs fois pour apprécier chaque geste, chaque personnage secondaire, en retrait, mais qui pourtant est à lui tout seul émouvant (Le couple de tenanciers"muets" du premier acte est fabuleux, Sylvestre sirotant en grimace dans son coin, juste témoin d'une scène, un moment d'anthologie...).



Alors que les représentations viennent de débuter, que déjà j'envie les spectateurs du jour, ceux de demain à Meyrin, puis à Chambéry, Lyon, Montpellier et jusqu'au Japon. Les bienheureux du spectacle à venir !

Ce matin, j'ai une pensée pour les ados que j'ai croisé accompagnés de leur professeur de français. Les conversations avant la pièce n'évoquaient en rien Molière. Pour certains, ce fut sans doute leur première, assis dans le noir face aux comédiens : quelle expérience de découvrir la magie du théâtre d'une façon aussi brillante !