Rencontrer un écrivain n'est jamais anodin. Avant lui, entre autres moments choisis, le charme d'Anna Gavalda, les mots de Marc Dugain... Hier, celui attendu de la venue de Pierre Assouline. L'homme aux multiples talents (biographe, journaliste et auteur de la République des livres) s'est prêté à la rencontre dans les Salons de la Société de lecture.
Et moi, j'attendais bien sûr le romancier dont j'ai dévoré tous les livres depuis La cliente. La rencontre commence par la voix. Juste le son de sa voix - un texte lu par son auteur est toujours un moment privilégié - :
"Ce jeudi-là, l'appartement de la rue Las Cases connaissait l'agitation des jours de réception..."*
Très vite l'homme d'écriture devient homme de parole. Il complète la lecture par des anecdotes. L'homme aime raconter et partager. Sa générosité se lit dans son sourire.
Il nous livre sa prédilection pour le huis-clos (Les invités) et semble avoir une bonne fée pour des instants déterminants (les fameuses impulsions) dans sa vie d'écrivain : Bernhard Schlink... ou plutôt son livre Le liseur, plus récemment celle avec Carlos Fuentes, sans oubli le rapport un peu priviligié mais bref avec le grand Simenon dont Pierre Assouline a composé un Autodictionnaire fait d'extraits...
Ce début de soirée passe vite. Trop. On repart sur les pavés qui résonnent avec l'envie de lire. Découvrir certaines biographies encore non lues, relire ses romans et se réjouir des pages encore non écrites par l'auteur qui travaille à un roman. Grande étude autour du personnage mythologique de Job, Pierre Assouline nous livre même son titre : "Job, de sa naissance à notre mort".
Quand je vous disais que l'homme était généreux !
* p. 14, Les invités, Gallimard 2009
vendredi, 2 octobre 2009
Duvet
Duvet ? Selon l'humeur, cela peut évoquer la sieste, le nid, le non-envie-de-sortir, le froid qui arrive... Pour combattre ce dernier, les fruits de saison (coings et pêches de vigne) ont leur astuce : un petit duvet les protège !
Et, nous, démunis de duvet, on transforme ces fruits-d'après-l'été en confiture pour les dimanches matins frileux. Pour les pêches de vigne... dépêchez-vous (sic), sur les marchés, ce sont les dernières avant l'année prochaine !
Et, nous, démunis de duvet, on transforme ces fruits-d'après-l'été en confiture pour les dimanches matins frileux. Pour les pêches de vigne... dépêchez-vous (sic), sur les marchés, ce sont les dernières avant l'année prochaine !
jeudi, 1 octobre 2009
De la trompette dans votre assiette
Pour encore une grosse quinzaine, vous pouvez assaisonner votre assiette d'un solo de trompette ou faire résonner votre repas aux rythmes de l'AMR : rétrospective au Café du Grütli qui fera revivre 25 ans de vie musicale genevoise (pour les 40ans et+...!)

Pour celle ou celui qui peut me citer le nom de 3 dessinateurs exposés ci-dessus, le prochain "café Grü" est offert !

Pour celle ou celui qui peut me citer le nom de 3 dessinateurs exposés ci-dessus, le prochain "café Grü" est offert !
Libellés :
affiche,
Café du Grütli,
dessinateur,
Genève
mercredi, 30 septembre 2009
Quotidiennement
Quotidiennement
La saison ne veut pas prendre congé
Et les heures de lumière diminuent néanmoins.
Le ciel n'en demeure pas moins consolateur, limpide.
Et peut nous faire comprendre
Que les nuages noirs ne font que passer.
mardi, 29 septembre 2009
Un homme qui regarde les femmes passer
Matin et soir, en franchissant la porte du grand hall, l'oeillade de Truffaut décroche mes sourires... L'homme qui aimait les femmes, son réalisateur me salue du regard... et regarde toutes les femmes qui passent : les pressées, les enjouées, les affamées, les dilettantes ! Toutes ! Et la voix ténébreuse de Charles Denner se mêle alors aux bruits de la rue.
Ce soir, j'ai râté Jules et Jim, mais la rétrospective du réalisateur François Truffaut continue, alors à vos programmes !
Libellés :
CAC Voltaire,
cinéma,
François Truffaut
samedi, 26 septembre 2009
Tales and songs
Deux heures, beaucoup de joie et de vitalité... C'était le deuxième soir de l'automne et ça nous a réconcilié avec les soirées dans le noir des salles de spectacles : Goran Bregovic était là entouré de son célèbre Orchestre des mariages & enterrements... Harmonie des Balkans, fanfare de cuivres et le musicien exceptionnel qu'est Alen Ademovic pour donner rythme et voix aux côtés de Bregovic !
mercredi, 23 septembre 2009
Loup y es-tu ?
Il ne vous reste plus que 4 soirs pour assister au duo/duel Christian-Gregori-Valentin-Rossier dans Le Contrat, "western psychanalytique" imaginé par Benacquista...
Présence de deux mondes où s'affrontent un truan et un psy. La tension se tisse par les mots et les silences, le regard. Malaise de part et d'autre et questions restées sans réponse... jusqu'au mot "impunité" lâché par le médecin. Une interprétation à la hauteur de l'enjeu dans un décor absolument magnifique !
Regardez ci-dessous, le premier, comme sur le seuil de la porte, hésite à franchir le pas... sous le regard du second... Et, pour celui-ci, malheureusement, il est déjà "trop tard" !
Présence de deux mondes où s'affrontent un truan et un psy. La tension se tisse par les mots et les silences, le regard. Malaise de part et d'autre et questions restées sans réponse... jusqu'au mot "impunité" lâché par le médecin. Une interprétation à la hauteur de l'enjeu dans un décor absolument magnifique !
Regardez ci-dessous, le premier, comme sur le seuil de la porte, hésite à franchir le pas... sous le regard du second... Et, pour celui-ci, malheureusement, il est déjà "trop tard" !
Libellés :
Christian Gregori,
théâtre,
Valentin Rossier
dimanche, 20 septembre 2009
Minéral / Végétal
Secret du bonheur en montagne (peut-être) :
Profondeur du silence
Rompu par l'éclat seul du torrent.
Etre en zone frontière,
Là où le monde minéral tutoie le végétal.
Sans balbutier.
vendredi, 11 septembre 2009
Premières brumes
Avant de quitter les soirées citadines pour une semaine, voici un des livres de la rentrée que j'emporte dans mon sac à dos - lourd, très lourd le sac à dos !-. Littérature et théâtre, théâtre et amour entremêlés ; et des lettres nombreuses entre Efina et T, acteur.
Au retour, les premières brumes seront là et nous serons au seuil de l'automne, hésitant à faire le pas. Pour nous y pousser, voici un échantillon de programme : le Théâtre du Loup aura repris, la pièce du Poche sera rodée et la Comédie ouvrira une seconde fois ses portes après la Bâtie. Le matin, on ressortira les écharpes et les gants pour le vélo, on se réjouira de l'heure entre "chiens et loups" si mystérieuse...
Qui a dit ne pas aimer les changements de saison ?
Libellés :
littérature,
Raoul Teuscher,
saison,
théâtre,
Valentin Rossier
lundi, 7 septembre 2009
Entre falaises et vieilles pierres
La quiétude du lieu, harmonie remplie d'eau fraîche, entre falaises et vieilles pierres - le rêve pour lézarder ! - : un vrai p'tit coin de paradis dont j'hésite à vous donner l'adresse... Ce sera pour la saison prochaine et cela vous laisse tout le loisir de l'imaginer en rêve !
Inscription à :
Articles (Atom)









