lundi, 9 novembre 2009

Le parc



Jaune le parc le matin
Redevient vert
L'après-midi


samedi, 7 novembre 2009

Chauds les marrons !

L'expression bien connue est fautive. Les marrons, on les ramasse pour les garder au fond de sa poche, pour décorer, par réflexe en traversant le parc... mais on ne les mange pas !

Ce sont bien des châtaignes qui nous régalent. Celles-ci sont tessinoises et réchauffent le mois de novembre qui perd peu à peu l'éclat du début de l'automne !


Eglise San Martino à Ronco s/Ascona


et le long des sentiers

vendredi, 6 novembre 2009

Natation en piscine



Après le lac il y a dix jours à peine, novembre va me faire reprendre le chemin des piscines. Atmosphère surchauffée, chlore, bruit : le temps d'adaptation est chaque automne difficile !

Petit extrait de Jean-Philippe Toussaint (encore lui) qui s'acclimate lui-aussi à une nouvelle piscine - et pour consoler ceux qui l'aurait bien vu en Prix Goncourt cette année !

Je nageais lentement dans l'eau claire, mes lunettes sur le front, incurvant souplement ma trajectoire de temps à autre pour éviter d'entrer en contact avec quelque jeune nageur par trop imprévisible. Je n'étais pas très à l'aise dans cette piscine presque inconnue où, n'ayant pas mes repères habituels, je ne pouvais me laisser aller à l'étude avec le même abandon que dans ma piscine habituelle. Ici, non seulement je devais faire attention d'éviter en permanence de nombreux autres baigneurs insouciants et brouillons, mais je n'avais pas non plus cette connaissance instinctive des lieux, qui dans ma piscine habituelle, par exemple, me permettait d'un simple regard de tomber infailliblement sur le grand chronomètre mural qui m'indiquait aussitôt mes temps de passage intermédiaires, ou sur l'une des quelconques pendules blanches et noires voisines qui, sans me déconcentrer, sans interférer le moins du monde avec les pensées que j'étais en train d'élaborer, me faisait savoir aussitôt depuis combien de temps j'étais dans l'eau, et, partant, depuis combien de temps je travaillais [sic]. Mais, si les conditions de travail n'étaient pas aussi optimales que dans ma piscine habituelle, je n'en passais pas moins un moment agréable dans l'eau.

La télévision, Ed. de Minuit, p. 199

jeudi, 5 novembre 2009

Allumez vos loupiottes !



Sympathique, la préparation d'une piste cyclable à Lausanne, au soleil !

Mais, quand il n'y pas de pistes, qu'il pleut et qu'il fait nuit, pauvres de nous les cyclistes.

Un seul remède : ETRE VISIBLE ! Munissez-vous de gilets fluo (si si c'est rigolo et les copains nous voient même de loin !) et allumez vos phares.

Action-prévention aujourd'hui même organisée par PRO-VELO-Gevève sur le Pont des Bergues dès 17h !
L' action Lumière, elle, se déroulera toute la journée le 26 novembre prochain. Toutes les infos ici !


vendredi, 30 octobre 2009

Goncourt Jour J-3


Trois femmes puissantes contre Des hommes… pourrait être le titre d'un nouveau roman. En fait, c'est plus que cela : le titre de deux romans encore en course pour le Prix Goncourt de lundi prochain. Accompagnent Marie NDiaye et Laurent Mauvignier, Les Heures souterraines (Delphine de Vigan) et La vérité sur Marie de Jean-Philippe Toussaint (son nom lui portera-t-il chance en ce début novembre, car là va ma préférence !)


"Plus tard, en repensant aux heures sombres de cette nuit caniculaire, je me suis rendu compte que nous avions fait l’amour au même moment, Marie et moi, mais pas ensemble. À une certaine heure de cette nuit — c’était les premières chaleurs de l’année, elles étaient survenues brutalement, trois jours de suite à 38o C dans la région parisienne, et la température ne descendant jamais sous les 30o C —, Marie et moi faisions l’amour à Paris dans des appartements distants à vol d’oiseau d’à peine un kilomètre. Nous ne pouvions évidemment pas imaginer en début de soirée, ni plus tard, ni à aucun moment, c’était tout simplement inimaginable, que nous nous verrions cette nuit-là, qu’avant le lever du jour nous serions ensemble, et même que nous nous étreindrions brièvement dans le couloir sombre et bouleversé de notre appartement".

La vérité sur Marie, Jean-Philippe Toussaint, Editions de Minuit, pp. 11-12

jeudi, 22 octobre 2009

Affiches genevoises

Au centre

Il y a des rencontres heureuses : Ezio Toffolutti aux côtés de Dimitri dans le ciel genevois ! Et du coup, l'austérité des affiches du Grand Théâtre disparaît pour laisser place à deux grands artistes...

Et, à peine rentré du Tessin, Etoile et Dimitri sont à nouveau proches.

Il y a quelques semaines, par une belle nuit début octobre, nous avons quitté le village de Verscio sous les étoiles, le visage radieux, le cœur riant. La voix du clown – oui dans le spectacle Ritratto Dimitri PARLE – ses « aiuta mi » résonnaient dans la nuit, en contemplant le ciel depuis le quai de la petite gare silencieuse du village endormi. Comme dans un conte ! Ou pas très loin.


Alors : hasard ou pas, Dimitri côtoie les étoiles dans le ciel genevois !

Sur la grande scène du Grand Théâtre, le clown sera le Diable méchant de l’Histoire du Soldat…Un programme qui rend les futurs spectateurs impatients !


Dimitri et Kai Leclerc, Diable et Soldat dans les décors de Dimitri


dimanche, 18 octobre 2009

Affiches lausannoises (2)



Du noir encore dans le regard,
Du bleu sur le trottoir.

L'antimatière de Jérémie
se concrétise enfin !

Le rendez-vous est pris pour le 2o novembre prochain.

samedi, 17 octobre 2009

Affiches lausannoises (1)



Il manque le petit rayon de soleil qui aurait fait éclater l'affiche. Le Festival lausannois consacré au jazz aura lieu à la fin du mois. A mon travail, les affiches de l'agence "enzed" sortent du lot... et dans les rues de Lausanne, elles fleurissent sur les trottoirs !

jeudi, 15 octobre 2009

Modeste...



Sympathique non, malgré ses 50 ans ?

Pas sûr que notre Poste émette un timbre en 2013 pour les 20 ans de Titeuf, mais qui sait !

mercredi, 14 octobre 2009

Instantané

L'instantané, c'est celui de hier soir.
Décors : carrefour dans la nuit à peine tombée, beaucoup de trafic. Tensions : la bise est de la partie.

J'attends à un feu-vélo qui reste rouge très longtemps et qui me permets d'observer la scène suivante. Au feu en face, un bus est arrêté. A l'intérieur, des gens debout, serrés. Au dehors, des passants qui courent. Et puis au volant, l'image du jour. Le conducteur s'est avancé par-dessus son volant, les bras croisés, comme pour mieux observé toute l'agitation environnante, comme s'il découvrait un monde qui lui était étranger. Surpris, il garde sa bonhommie, sourire aux lèvres. Instant de détente, de bonheur léger avant de repartir. A mon tour je m'étonne : est-que tout autour, les gens font la gueule pour que cet instant volé retienne mon attention ?

A votre d'observer, vous verrez !