mercredi, 15 octobre 2008

L'achat d'un livre



Je reviens sur le livre de mon contemporain acheté lundi.


Enthousiaste, j'ai voulu partager la découverte, les émotions. Avant cela, il y eut obligatoirement l'achat du livre.

La lecture de l'article du Temps* célébrant la sortie du livre m'avait conquise. J'ai attendu d'avoir une matinée de libre pour me rendre en librairie (j'insiste "en librairie", là où on ne trouve QUE DES LIVRES sur les rayons).

Dehors, il fait doux. Balade pour arriver devant le magasin. La promenade se prolonge au delà de la porte franchie, dans les rayons à la recherche du livre que je suis venue acheter. Mes yeux balaient les présentoirs, les rayonnages. Je ne retiens pas les autres livres, les auteurs connus, ceux qui pourraient potentiellement, dans un autre temps, m'intéresser. Je continue ma quête. Je finis par le découvrir au milieu d'une table. Aucune possibilité d'y jeter un coup d'œil, il est cellophané. Bon. J'en choisis un. La caisse enfin, impatiente tout à coup de sortir, de rentrer, et de me plonger dans la lecture.


Tenir un nouveau livre entre les mains. Le grain du papier de couverture, le bandeau rose vif. Je passe ma main sur le dessus avant de l'entrouvrir enfin.

Les premiers mots, l'œil qui s'arrête sur une photo. Tiens le livre est ponctué de portraits, d'images de famille…


C'est toujours un moment d'exception, l'achat d'un livre…


*Le Temps du 4 octobre 2008

lundi, 13 octobre 2008

Voix off

Voix off, celle d'un acteur. Voix de Denis Podalydès.



Au fil du livre, le noir et blanc de la page se dédoublent dans le grain des voix. L'audition fait suite à la lecture.
Troublant.

Et, dans les voix élues, celle de Charles Denner !
Je ne résiste pas à vous faire partager l'écriture sincère de l'auteur.

"Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le monde en tous sens et lui confèrent son équilibre et son harmonie* - est-ce bien cela ? - je creuse mes muqueuses, descends ma luette pour agripper l'accent fourchu, la mélodie gutturale.
Je revois le film. Voix plus intérieure et plus rauque que je ne pensais. Et sa douceur me surprend. Seul exemple de raucité douce, d'accent de gorge arrondi et caressant. Voix travaillée par le tabac, le théâtre, le sentiment tragique dont son regard témoigne. Au TNP, il joue de terribles félons. Sa voix convient aux canailles qu'il incarne comme autant de Mr Hyde, dont Vilar serait le Dr Jekyll.
Je comprends. Voici que m'apparaît ce qui, en Denner, me tient, m'arrête, me fait mâchonner mes propres mots en tous sens, insatisfait de ce que j'en dis, au bord de la sensation exacte, loin encore de l'émotion précise dont je cherche la traduction" [p. 76-77].


La voix donne corps à l'homme de théâtre - aux hommes de théâtre devrais-je dire... -, mais pas seulement.
"Fermer les yeux et écouter" : la voix se travaille, la voix nous trahit, la voix nous emmène au-delà des simples mots.
"Fermer les yeux et écouter"... Le livre de Voix off nous donne la possibilité de s'amuser à ce jeu-là. Les enregistrements offerts avec le livre sont captivants... Petite trêve dans le-monde- de-l'image-avant-tout !

* Monologue de Morane, écrivain tapant son manuscrit dans L'homme qui aimait les femmes...

Cliquer si vous ne vous souvenez pas de la voix de Charles Denner !

jeudi, 9 octobre 2008

Une île



Sur le chemin des vacances, au retour, une île,
"comme une cible d'or
tranquille, comme un enfant qui dort
".

Au repos,
entre le ciel et l'eau...

mercredi, 1 octobre 2008

Un clin d'oeil

Petit clin d'oeil sur des fenêtre que je connais bien. Celles d'une classe qui fut pour moi un deuxième terrain de jeux, et des dessins sans fin, aux craies de couleurs sur fond de tableau noir !



Le girafes, ce matin, sont là pour me rappeler que bientôt sur le chemin du retour, ce seront les girafes de Rapperswil qui nous diront bonjour ! Et, les vacances, elles, sont toutes proches !

mardi, 30 septembre 2008

Loin de la ville, inaccessible



Alors là ! Utilisez le site des Bains pour une publicité aussi moche, c'est vexant !
Le lieu renvoie une image paisible où justement on débranche, genre "Loin de la ville, inaccessible" !
Le contre-emploi du lieu devrait inciter au boycott de la marque !!!

dimanche, 28 septembre 2008

La ville, dimanche matin...



Presqu'un sentiment angoissant. Le silence profond de la ville ce matin... comme si la ville désertée venait de subir une catastrophe.
En réalité, juste un retour à la normale : la ville rendue aux piétons (marcheurs, coureurs...) grâce au marathon ! Plus aucune voiture sur les quais, des ponts déserts pour passer d'une rive à l'autre...



Dans le silence, le regard s'aiguise. Des détails architecturaux du Quai Wilson se laisse admirer, sans être dissimuler par le flux automobile ! Cela vaut bien quelques encouragements matinaux aux marathoniens !

vendredi, 26 septembre 2008

Rentrée théâtrale (2)

Masque ?



Au départ, un lieu. Comme l'explique le metteur en scène Christian Denisard, tout est parti de ce lieu étrange au bord de l'eau : un bassin d'entraînement pour les débutants en aviron. L'envie de mettre en valeur ce lieu quelque part absurde - où on rame pour aller nulle part - a permis au metteur en scène de collaborer avec Eugène. Le résultat est la pièce Rame.
Ramer : au propre comme au figuré. L'aviron ? Une micro société. Le nouvel arrivant (un touriste qui n'a rien demandé) sur la frêle embarcation va vite déchanter : pris au piège, il essaie à maintes reprises de repartir à la nage. Pascal Schopfer, héroïque, mouillé durant toute la durée de la pièce, vit un cauchemar : sadisme de la part du barreur, punition collective, soumission... et la peur qui empêche d'agir.
Pour la beauté des yeux et des oreilles, le spectacle est ponctué par le ballet des rames, rythmé par No square.
Magique comme une part de rêve...

mercredi, 24 septembre 2008

Largo, e pianissimo

Hier après-midi, un journaliste en quête de tempo... Je le renseigne volontiers. Oui, Adagio est plus lent qu'Andante. Ce matin, le réveil se fait en douceur : largo, e pianissimo !



La voix de Cleofide, c'est elle. Et, Cleofide, c'est la Reine aimée de Poro, dans l'opéra de Haendel. Caro mio amplesso, duo d'amour qu'elle partage avec Lauwrence Zazzo...



Enchevêtrement des deux voix, qui s'unissent, douces, heureuses... Harmonieuses. Trois minutes de pur bonheur pour démarrer la journée.

mardi, 23 septembre 2008

Equinoxe



Ballet éphémère à la surface de l'eau...
Le soleil miroite dans le Lac des cygnes,
Gracieuses les plumes...


Légers*...
On prend de la hauteur afin de basculer dans l'automne
(hier au milieu de l'après-midi, telle était la date de l'équinoxe).
Et c'est renversant.


Le point de vue change, tout change !


* et fébriles, mais ça c'est pour un prochain récit

dimanche, 21 septembre 2008

Bleu nuit

Après le bleu du lac, celui du ciel...



... nous restait pour cette avant-dernière nuit d'été, le bleu sous les étoiles, rempli de faisceaux lumineux, ceux de la Riponne qui nous ont fait oublié la Bise qui s'était levée en fin de journée.

Stefan Eicher en concert reste un événement. Les titres connus sont repris avec des arrangements différents. Aucune routine, rien que du plaisir : celui de jouer avec ces deux compagnons de route... et celui de ceux qui sont venus au rendez-vous !