lundi, 12 janvier 2009

Réverbération



Le lac gelé... Celui de la Vallée de Joux qui nous renvoie sa brillance, dans un paysage à faire palir les lacs de l'Engiadina Ota ! En début de journée, peu de monde, ce qui par moment rendaient les bruits sourds du lac sous la glace plus angoissants. Bizarre ce craquement, non?


Et le bateau, il est où ?

dimanche, 11 janvier 2009

L'horreur au bout de ma rue








Après les moutons, les mains sur le passeport à croix blanche, l'agressivité est de retour. Dans sa campagne, le président de l'UDC justifie l'affiche en ces termes : "Les corbeaux sont des rapaces, des oiseaux agressifs et voleurs, qui menacent l'existence des autres oiseaux. Ils sont souvent associés aux sorcières dans la mythologie" !

Et moi, le matin, je pédale avec entrain et je fais Brrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr pour répondre au sombre croassement, car l'horreur est au bout de ma rue...

samedi, 10 janvier 2009

Hasta siempre

A l'heure où la presse nous révèle le sobre 50e anniversaire de la révolution cubaine, sur les écrans sort la première partie du "Che : l'Argentin" de Steven Soderbergh avec Benicio del Toro. Cette première partie nous raconte les quatre années avant la révolution cubaine, soit la rencontre du Che avec Fidel Castro, leur départ du Mexique pour Cuba, l'organisation de la guerilla contre l'armée de Batista au pouvoir, enfin le long cheminement de la guerilla de Las Villas à Santa Clara. La première partie s'achève là, au lendemain de la révolution. Peu d'éléments sur le Che à proprement parlé alors que le film est présenté comme une biographie. Le film perd en rythme avec des longueurs dans l'avancée des troupes dans les montagnes de la Sierra Maestra...

Mais, en attendant tout de même la partie 2 : "Che : Guerilla" : Hasta siempre, comandante... !


jeudi, 8 janvier 2009

Oh, les belles bicyclettes



L'enseigne semble rappeler un atelier des années 50, où le marchand réparait les bicyclettes des habitants du quartier, de beaux vélos noirs pour partir à la campagne, le soir venu !
Il n'en est rien. Dimanche, le garage à vélos du Conseil municipal était resté allumé... Quelques regards surpris retenaient les touristes visitant la Vieille-Ville. Moi, j'ai poussé la curiosité plus loin. La rampe faiblement éclairée à côté de l'écriteau désuet "Bicyclette" menait tout droit au garage où de beaux vélos noirs flambant neufs semblaient attendre l'heure de la balade !
Espérons que nos élus ont tous pris de bonnes résolutions quant à la mobilité douce afin de les utiliser !

lundi, 5 janvier 2009

Le silence entre les phrases



Arrêt sur la phrase. Point. On respire. Ouvrez les guillemets... L'écriture de Nathalie Sarraute, dont la pièce Pour un oui ou pour un non sera bientôt à l'affiche à Genève, donne une place capitale à la ponctuation, comme si la phrase venait à l'aide des mots. Comme un renfort.

J'ai envie de poursuivre en citant Hans Saner. Dans L'anarchie du silence* il écrit :

Le silence entre les phrases révèle la musique de la langue. Il existe une musicalité des signes de ponctuation.

Une autre manière d'être attentif aux signes qui parsèment les pages de nos livres préférés.

*Ed. Zoé, 1990. Trad. française par Anne Lavanchy

dimanche, 4 janvier 2009

Le quai

Le quai. Cette fois-ci, il ne s'agit plus de pièce de théâtre, mais d'un lieu fréquenté à chaque saison. Ici, les premiers rayons de l'année lui donne une teinte douce. LE QUAI. Pas de confusion, pas de précision, il n'y en a qu'un seul. Evident. Lumineux. Une invitation permanente à la flânerie, car trop court pour la promenade...

Bon embarquement à tous dans cet an 9 !



vendredi, 2 janvier 2009

Regard malicieux

*

Farceur le début de l'année ? Elle commence par ce trompe-l'oeil, redécouvert lors de ma dernière visite au Musée, la semaine dernière. C'est le premier autoportrait de Quentin de la Tour, dit à l'oeil-de-boeuf ou l'auteur qui rit. Dans la grande salle, au fin fond de l'étage, le sourire nous retient. Je reste immobile et sourit : bien vu le jeu de miroirs entre de La Tour et Liotard ! Cette toile est précoce, bien avant que le peintre ne reçoive les honneurs et puisse être nommé LE portraitiste au pastel de l'époque.
Cherchez ! Ce visage vous dit quelque chose : c'était ce même visage qui ornait les billets de 50 francs français avant le billet de Saint-Exupéry...

A chaque visite, je redescends le grand escalier central riche d'une nouvelle émotion. Samedi, elle avait la légèreté et la malice du regard du peintre.

* reproduction du tableau exposé au Louvre. Celui de Genève est ultérieur et fut le premier à être exposé en 1737.

mercredi, 31 décembre 2008

L'AN 9



En quête de mots. Voilà les voeux pour l'an nouveau.
Révélation des mots de Pascal Mercier, ma découverte de l'année écoulée. L'écriture redoublée dans Train de nuit pour Lisbonne où il est question de Prado, écrivain lusitanien et auteur de Un orfèvre de mots (Um ourives das palavras) qui décidera du sort de Gregorius est captivante. Plus que cela. Elle donnera le ton pour l'année naissante...

"Sur mille expériences que nous faisons, nous en traduisons tout au plus une par des mots, et même celle-là simplement par hasard et sans le soin qu'elle mériterait. Parmi toutes les expériences muettes sont cachées celle qui donnent secrètement à notre vie sa forme, sa couleur et sa mélodie. Si ensuite, en archéologues de l'âme, nous nous tournons vers ces trésors, nous découvrons, à quel point ils sont déconcertants. L'objet de l'observation refuse de s'immobiliser, les mots glissent le long du vécu et à la fin il ne reste sur le papier que des contradictions. Longtemps, j'ai cru que c'était un manque qu'il fallait pallier. Aujourd'hui, je pense qu'il en va autrement : que la reconnaissance du désarroi est la voie royale qui mène à la compréhension de ces expériences familières et pourtant énigmatiques. Cela paraît étrange et même bizarre, je sais. Mais depuis que je l'ai compris, j'ai le sentiment d'être pour la première fois vraiment éveillé et en vie"... .*

Que chacun réalise un aussi beau projet ! Bonne année !

* Train de nuit pour Lisbonne, 10-18, 2008, p. 29

mardi, 30 décembre 2008

Givrées

Images non pas furtives, mais prisonnières du givre, oeuvre de la nuit froide sous les étoiles...


déco du sapin en trompe-l'oeil ?



Feuilles immortelles ?



Quant au gui, facile de se faire des bisous, les chênes nus ont des branches qui ploient sous les plantes parasites mais néanmoins porte-bonheur...
On doit au Roi soleil Baldut de Scandinavie cette croyance. Tué par une flèche empoisonnée avec du gui par le démon Loki , la déesse de l'amour Preyla pria les dieux qu'il ressuscite en promettant d'embrasser quiconque passerait sous le gui. Baldut bien sûr ressuscita. Et de cette légende naquit la coutume du baiser et du pardon lié au gui !

lundi, 29 décembre 2008

Fenêtre sur...

Fenêtre sur la rentrée théâtrale de janvier !



Il faut se tordre le cou pour apercevoir l'affiche au 2e étage du Théâtre Pitoeff. Sur l'affiche, deux hommes. L'un réfléchit songeur, l'autre guette trois points de suspension. "C'est biiien...... ça..." cause d'une blessure, d'un éloignement, d'un malentendu, d'un difficulté-de-dire-autour-d'un- silence...

La pièce de Nathalie Sarraute au Théâtre en Cavale nous donnera l'occasion de retrouver Mauro Belluci et Valentin Rossier dès le 16 janvier (H2 dans la pièce ? Sans doute. "Ecorché, peut-être c'est vrai. Un peu persécuté... Mais ça fait partie de ton charme"* dira H1 à son propos...)




Discrète la pub, non?
* p. 30.31, ed. Gallimard, 1982