samedi, 17 janvier 2009

Hommage

L'eau vive du ruisseau il l'appréciait lors de ces longues marches dans les fonds de vallées escarpées...

Hommage à Maurice Chappaz, l'homme qui aimait la montagne et qui l'écrivait !



Soyez avec la faux !

La mort coupe le grand pré.
L'abîme parle à l'abîme
Et à deux marguerites :
Ce soir vous serez en moi
plus odorantes que vivantes.

- A quoi pense la terre ?
- Elle pense à son ami Rien.

Les faucheurs descendent les pentes.
Sur leurs pupitres d'herbes
Ils recopient le verbe aimer.*

Offices des morts / Maurice Chappaz, Ed. Samizdat, pp. 85-89...
en regard la belle traduction en romanche ladin par Andri Peer









vendredi, 16 janvier 2009

Demandez le programme !

Mon agenda et moi, toute une histoire, parfois conflictuelle, le plus souvent harmonieuse. Aujourd'hui 15 janvier, la bonne résolution de l'agenda rempli juste ce qu'il faut semble loin. Deux petites semaines et voilà l'agenda qui grimace laissant peu de place à l'improvisation à laquelle j'aspire !

Au menu des réjouissances, dans le désordre, théâtre de Nathalie Sarraute samedi soir, danse contemporaine sur Pièce de coeur de Heiner Müller mardi, Le répétiteur pour débuter la semaine, Kaïros qui m'interpelle pour le jeudi et demandera qu'on s'y arrête, qu'on y revienne, un cadavre-exquis musical sur le thème de Frankenstein pour le 23 !
Samedi... oui, on peut lire "9h saisir le temps"... Temps de la pause et de l'écoute, vaste programme qui se fera au rythme de la Passion selon St-Matthieu...

Donc le film de Lionel Baier Un autre homme se glissera ici ou là... ou attendra la semaine suivante !


mardi, 13 janvier 2009

Le lundi comme dit la chanson

Il existe des lundis dont on profite au soleil, et pas seulement pour faire mentir la chanson !


La pause pic-nic-sieste, telle une marmotte heureuse


Au soleil couchant, la neige redevient cristaux !

lundi, 12 janvier 2009

Réverbération



Le lac gelé... Celui de la Vallée de Joux qui nous renvoie sa brillance, dans un paysage à faire palir les lacs de l'Engiadina Ota ! En début de journée, peu de monde, ce qui par moment rendaient les bruits sourds du lac sous la glace plus angoissants. Bizarre ce craquement, non?


Et le bateau, il est où ?

dimanche, 11 janvier 2009

L'horreur au bout de ma rue








Après les moutons, les mains sur le passeport à croix blanche, l'agressivité est de retour. Dans sa campagne, le président de l'UDC justifie l'affiche en ces termes : "Les corbeaux sont des rapaces, des oiseaux agressifs et voleurs, qui menacent l'existence des autres oiseaux. Ils sont souvent associés aux sorcières dans la mythologie" !

Et moi, le matin, je pédale avec entrain et je fais Brrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr pour répondre au sombre croassement, car l'horreur est au bout de ma rue...

samedi, 10 janvier 2009

Hasta siempre

A l'heure où la presse nous révèle le sobre 50e anniversaire de la révolution cubaine, sur les écrans sort la première partie du "Che : l'Argentin" de Steven Soderbergh avec Benicio del Toro. Cette première partie nous raconte les quatre années avant la révolution cubaine, soit la rencontre du Che avec Fidel Castro, leur départ du Mexique pour Cuba, l'organisation de la guerilla contre l'armée de Batista au pouvoir, enfin le long cheminement de la guerilla de Las Villas à Santa Clara. La première partie s'achève là, au lendemain de la révolution. Peu d'éléments sur le Che à proprement parlé alors que le film est présenté comme une biographie. Le film perd en rythme avec des longueurs dans l'avancée des troupes dans les montagnes de la Sierra Maestra...

Mais, en attendant tout de même la partie 2 : "Che : Guerilla" : Hasta siempre, comandante... !


jeudi, 8 janvier 2009

Oh, les belles bicyclettes



L'enseigne semble rappeler un atelier des années 50, où le marchand réparait les bicyclettes des habitants du quartier, de beaux vélos noirs pour partir à la campagne, le soir venu !
Il n'en est rien. Dimanche, le garage à vélos du Conseil municipal était resté allumé... Quelques regards surpris retenaient les touristes visitant la Vieille-Ville. Moi, j'ai poussé la curiosité plus loin. La rampe faiblement éclairée à côté de l'écriteau désuet "Bicyclette" menait tout droit au garage où de beaux vélos noirs flambant neufs semblaient attendre l'heure de la balade !
Espérons que nos élus ont tous pris de bonnes résolutions quant à la mobilité douce afin de les utiliser !

lundi, 5 janvier 2009

Le silence entre les phrases



Arrêt sur la phrase. Point. On respire. Ouvrez les guillemets... L'écriture de Nathalie Sarraute, dont la pièce Pour un oui ou pour un non sera bientôt à l'affiche à Genève, donne une place capitale à la ponctuation, comme si la phrase venait à l'aide des mots. Comme un renfort.

J'ai envie de poursuivre en citant Hans Saner. Dans L'anarchie du silence* il écrit :

Le silence entre les phrases révèle la musique de la langue. Il existe une musicalité des signes de ponctuation.

Une autre manière d'être attentif aux signes qui parsèment les pages de nos livres préférés.

*Ed. Zoé, 1990. Trad. française par Anne Lavanchy

dimanche, 4 janvier 2009

Le quai

Le quai. Cette fois-ci, il ne s'agit plus de pièce de théâtre, mais d'un lieu fréquenté à chaque saison. Ici, les premiers rayons de l'année lui donne une teinte douce. LE QUAI. Pas de confusion, pas de précision, il n'y en a qu'un seul. Evident. Lumineux. Une invitation permanente à la flânerie, car trop court pour la promenade...

Bon embarquement à tous dans cet an 9 !



vendredi, 2 janvier 2009

Regard malicieux

*

Farceur le début de l'année ? Elle commence par ce trompe-l'oeil, redécouvert lors de ma dernière visite au Musée, la semaine dernière. C'est le premier autoportrait de Quentin de la Tour, dit à l'oeil-de-boeuf ou l'auteur qui rit. Dans la grande salle, au fin fond de l'étage, le sourire nous retient. Je reste immobile et sourit : bien vu le jeu de miroirs entre de La Tour et Liotard ! Cette toile est précoce, bien avant que le peintre ne reçoive les honneurs et puisse être nommé LE portraitiste au pastel de l'époque.
Cherchez ! Ce visage vous dit quelque chose : c'était ce même visage qui ornait les billets de 50 francs français avant le billet de Saint-Exupéry...

A chaque visite, je redescends le grand escalier central riche d'une nouvelle émotion. Samedi, elle avait la légèreté et la malice du regard du peintre.

* reproduction du tableau exposé au Louvre. Celui de Genève est ultérieur et fut le premier à être exposé en 1737.