mardi, 10 février 2009

Encore un ptit carré !



Mhhh la ptite gourmande !

A la lecture de l'édition du jour de son quotidien préféré, l'article "Le monde se gave de chocolat" l'a déculpabilisée : en moyenne, le Suisse a ingurgité pas moins de 12,4 kg de chocolat en 2008. Le calcul assez vite fait : c'est un bon kilo par moins... "Je suis loin du compte, me suis-je dit.. ce qui signifie que certains doivent bien arriver aux 2 kilos mensuels" !

Alors, un petit carré pour la fin de la lecture ?


dimanche, 8 février 2009

OUI



Après les oui et les non d'hier soir, même sans le ciel bleu, le OUI s'impose à l 'heure qu'il est dans tous les cantons sauf deux... Un OUF de soulagement pour la fin de journée... !

La pénultième

La pénultième représentation. Pas encore la nostalgie de la dernière... Un peu comme en football, le dernier quart d'heure gagne en intensité. Eh bien, hier soir j'en ai eu une preuve tangible : il faut laisser mûrir un spectacle afin qu'il explose.
Je l'ai déjà dit dans ces lignes et je le répète : revoir un spectacle est un luxe nécessaire. Il permet de prendre conscience de l'art éphémère qu'est le théâtre... Éphémère et surtout vivant. Fait de mots et de silence comme dans la pièce de Sarraute*, il évolue au fil des soirs. Hier, le travail des comédiens, précis comme des orfèvres, s'accomplit en laissant à l'humour sa juste place... Les tensions entre H1 et H2 sont plus radicales. La salle est réceptive : on rit. Pourtant tout semble cette fois irrémédiable entre les deux hommes. Il y a trois semaines, on pouvait douter : rompreront-ils vraiment pour de bon ? Hier, la réponse était oui.



Les comédiens sont des équilibristes. On retient son souffle jusqu'aux derniers oui-non...

* Mauro Bellucci, Valentin Rossier, Pascale Vachoux et Thierry Jorand.

Et, au risque de lasser les fidèles,
les libellés "Théâtre-Valentin"
seront quasi absents ces prochains mois,
jusqu'au dénouement shakespearien,
cet automne à Carouge !

vendredi, 6 février 2009

Mémorialistes

"Je me souviens d'une nuit d'été au bord du lac, étendu sur un ponton en compagnie de l'ami préféré, tétant le lait des étoiles, faisant l'inventaire de toutes les choses Grandes et Magnifiques que nous allions réaliser. Nous étions alors convaincus que la vie n'est vraiment vécue que si elle est écrite, que ce soit sur du papier, de la toile ou des portées. Être des mémorialistes émus de notre propre vie, voilà ce qu'était notre ambition".

Citation glanée lors du vernissage, hier soir, à la Comédie sur le parcours de Thierry Vernet, décorateur de théâtre*... Émue en la lisant en pensant à l'oeuvre commune laissée par les deux hommes, aujourd'hui disparus.


deux mémorialistes de talent

* Et, s'il fallait retenir un seul objet de l'exposition, sans doute que je choisirais le "Leporello" des représentations du Don Giovanni à la Cour de l'Hôtel-de-Ville dans les années quatre-vingts... Les pages du carnet sont couvertes de noms, réels ou fictifs... On progresse la lecture entre attente et imagination !

mercredi, 4 février 2009

Respirez à pleins poumons



Parfois, on l'oublie... Sur le trottoir ou concentré sur son vélo, on oublie les émissions de particules fines ingurgitées quotidiennement au centre-ville. L'ATE est là pour nous le rappeler. Aux points stratégiques (plusieurs sur mon parcours à vélo!!!!) : extremité du Pont du Mont-Blanc, Place Neuve comme ci-dessous, les arbres sont entourés de filets qui portent l'inscription :

"CECI EST UN POUMON"



Hier, un passant traverse la place, silencieuse et tranquille en ce début d'après-midi où le printemps pointe son nez. Il y fait presque bon vivre... le filet, encore blanc comme neige guette !

La suite, bientôt !

lundi, 2 février 2009

Une séance dominicale aux Scala



Similitude entre dehors et les premières images du film. Les gris de la Rade se fondent aux images noir-blanc du film de Lionel Baier : Un autre homme. Familiarité avec les lieux : Vallée de Joux et Lausanne. Proximité : on retrouve sur le grand écran deux comédiennes vues cet automne sur les planches du Poche et de Vidy. Entre elles, le va-et-vient de François Robin (on a envie de dire le pauvre François, dans son attitude passive et masochiste...). N'empêche, pas trop à plaindre quand même, il devient un imposteur "écrivant" des articles qui ne sont pas de lui. Son chemin croise celui de Rosa Rouge, belle manipulatrice joué magnifiquement par Natacha Koutchoumov (rôle qui par son arrogance m'a fait penser à celui de Karin Viard dans Les ambitieux). Des clins d'oeil qui me parlent : Le Voir-dit de Guillaume de Machaut, Renard de Stravinski, "la" critique, le désir...
Pourtant au final, est-ce dû aux quelques longueurs, on reste juste témoins, sans être vraiment touchés par le destin des personnages. Suspense pourtant : qui de l'imposteur ou de la manipulatrice sortira gagnant ? Restent les images de Lausanne la nuit, aux allures de ville sérénissime...

Ceci pour le film principal. Le plaisir suprême, c'est l'occasion de revoir Au café romand en début de séance. L'atmosphère se savoure à chaque plan ou comment avec humour on découvre les angoisses de Grégoire (alias Matthias Urban à qui on doit le scénario de ce court-métrage très maîtrisé). Et, cette aventure tourne mal...*


Matthias Urban, le scénariste, alias Grégoire

* J'avertis toutefois les fan de Kucholl que son apparition est fort brève...

mercredi, 28 janvier 2009

Magie éphémère



Qui mieux que le givre sait saisir l'instant ?
Les fragiles cristaux de la nuit étincellent
Brillance éphémère sous les rayons du soleil

vendredi, 23 janvier 2009

Trouer la réalité



Kaïros... ou saisir le moment opportun pour "trouer la réalité", être pleinement conscient de son état de zombie*. En sortir grâce à la création. Le temps devient poétique.
La Compagnie de l'Alakran interroge alors avec succès le public : "mais que faisons-nous ici ?"
Le spectacle enchaîne les scènes, les personnages défilent... et la "Mère" garde entre ses mains le "temps sphérique". La troupe d'Oskar Gómez Mata nous tend une perche (point no 5 des Instructions pour le silence : Pense où tu en es en ce moment). A nous de s'arrêter, à l'intérieur du théâtre, à jouer avec le temps et les mots. Bien sûr que j'ai adoré**. Les mots de la liste : yeux-horloge-instant, les événements : chaise vide-mur blanc-complicité. Le haïku offert à une personne de moi choix :

Sur le mur blanc, l'horloge s'est arrêtée
Deux amies complices apprécient l'instant.
Instant intense malgré la chaise rouge restée vide
Mes yeux s'écarquillent.


Oui, écarquillés de plaisir car "Alakran - La vie est un point de vue" interroge de manière ludique !

*zombie : une espèce de mort-vivant, un être intermédiaire... comme la petite vidéo nous l'explique en début de soirée. Effet comique garanti !

** voir ici Le Grü et ses consignes de silence...

jeudi, 22 janvier 2009

Ils s'écrivaient

Trouvaille hier du marché aux Puces... non loin de la Caravane où il fait bon se réchauffer par un chocolat chaud à la fleur d'oranger.

Une carte postale, on l'on découvre quelques mots. L'écriture tremble à peine :

Mes chers,
Comme tous les goûts sont dans la nature j'aime mieux pour ma part être ici qu'à Morcote. Un air vivifiant et une température admirable.
Meilleures amitiés de

Pepe mon Père, comme dit Tonton

Bienheureux le vacancier qui en juillet 1945 pouvait se prélasser en Engadine !








Ceci pour vous parler d'un petit livre de Philippe Dubath "Ils s'écrivaient" aux Editions du Cadratin, lieu que j'ai souvent regardé avec des yeux émerveillés depuis le trottoir du Quai Perdonnet à Vevey. L'atelier a déménagé et s'est calfeutré dans une ruelle non loin de la Place du Marché. Les livres sortis de leurs presses, eux, continuent de me fasciner...
Les balades à Vevey se font souvent sous le signe du livre : les Editions de l'Aire sont à deux pas !

dimanche, 18 janvier 2009

A l'affiche



Le texte de Nathalie Sarraute était connu. Relu récemment, j'avais imaginé Mauro Bellucci dans le rôle de H1 et Valentin Rossier dans celui de H2 (voir ici). Et bien, surprise et comme s'en explique le metteur en scène* les rôles sont inversés !
L'espace est peint en bleu, nous sommes chez l'Homme 2**. Le différend entre les deux amis tient dans la suspension de trois points, un ton condescendant mis sur "ça" , après un lourd silence. Et tout le bonheur des spectateurs est de voir les deux comédiens*** qui excellent à donner corps au texte... "de l'or pur. Du diamant" brut sur scène pour reprendre les mots de la dramaturge !

* "Pour H1 et H2, la question était plutôt de savoir qui interpréterait quoi. Pour finir nous avons fait le contraire de ce qui semblait s'imposer au départ. Mais je reste convaincu, encore aujourd'hui, que la situation idéale aurait été de changer chaque soir !" Belle idée qui restera dans l'imagination de chaque spectateur...
Dossier pédagogique du Théâtre en cavale
** Schubert et l'Andantino de la sonate 959 semblent nous rappeler qu'il y a "Péril en la demeure"... (film de Michel Deville, sorti en 1985, d'après un roman de René Belleto Sur la terre comme au ciel). A écouter ici !
***
rejoints sur scène de manière efficace en vidéo par Pascale Vachoud et Thierry Morand (F et H3)